Héraldique
- LLyr
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Héraldique
[HRP : Sujet à déplacer dans aides de jeu ou où vous le pensez utile]
Tout bon univers med-fan a ses chevaliers, sa noblesse, ...
Comme je n'ai pas vu de sujet concernant le noble art du blason (et comme c'est ma marotte) je me suis dis que quelques notions seraient de bon aloi pour ceux qui voudraient mettre un peu de RP et de couleur à leur noblesse/chevalier.
Commençons par l'évident
pourquoi un blason ?
Voyez le blason comme une carte d'identité sur le champ de bataille, un moyen rapide et efficace de reconnaitre d'un coup d'oeil l'ennemi et de l'ami (et éviter de lui en coller une au passage ce qui ferait tâche (de sang)).
Comment on décrit un blason ?
Toujours de l'arrière plan vers le devant. C'est comme un système de calque superposé.
La forme du blason est-il imposée ?
Oui et non. Tout dépend si vous voulez faire de l'historique ou pas. Si vous vous basez sur des blasons historiques, la forme sera dépendante et du pays et de l'époque.
Couleurs ?
On distingue 3 types de "couleurs" en Héraldique : Les émaux, les métaux et les fourrures
L'émail (pluriel "émaux") est le terme technique héraldique pour désigner la couleur que reçoit le champ d'un écu ou d'une partition, ou le fond d'une pièce ou d'un meuble.
Les principaux émaux utilisés en héraldique se répartissent en 3 catégories, les métaux, les couleurs et les fourrures.
Les Métaux


Les Couleurs




Les Couleurs Irrégulières (terminologies anglosaxones)








Le Pourpre (Purple) est peu usitée
L'Orangé ou Tanné (Tenné et le Tawny) est peu usitée
La Sanguine et le Murrey (Sanguine ou Murrey) est peu usitée
Les Couleurs et Appellations étrangères (terminologies anglosaxones)




Quant à l'usage des fourrures, une plus large sélection est utilisée qu'en héraldique française.
Pean, Erminites ou Erminetes et Erminois sont des variétés de l'Hermine avec des couleurs différentes.
Cf : http://commons.wikimedia.org/wiki/User: ... lts/Page_3
Y a t il des règles spécifiques ?
Oui, mais il existe des exceptions comme pour toutes règles
- La première affirme qu'on ne peut superposer deux émaux, deux fourrures ou deux métaux l'un sur l'autre. Les blasons qui ne respectent pas cette règle sont dits "Enquerre"
- La dextre est à gauche et la Senestre à droite. Et pour cause, on lit un blason en le regardant, mais en ce mettant à la place de ce celui qui le porte
- Un blason doit rester esthétique (entendre lisible)
C'est quoi un "meuble" ?
C'est une image mise sur le blason (végétal, animal, humaine, architectural, géométrique).
Le découpage d'un blason
Fondamentalement, un écu est formé de neuf parties distinctes, encore appelées points. Attention, ces points ne sont pas représentés physiquement sur l'écu, ce n'est qu'un positionnement symbolique.
Par contre, les meubles seront placés en ces points ou à leurs intersections.
Les partitions de l'écu.
Le partitionnement est le premier découpage physique de base d'un écu. C'est par dessus celui-ci que d'autres types de découpage seront inscrits ou superposés ou encore que les figures seront placées.
Le système de partition de l'écu s'appuie sur les neuf points définis dans l'écu. Ainsi, l'écu de base, de couleur unie, sans ligne de partage est une partition unique parce que non découpée et porte le nom de Plain.
On parlera aussi de « champ ». Lorsqu'il est plain, le champ est composé d'un seul émail ; ce qui est relativement rare et très ancien !
Tout bon univers med-fan a ses chevaliers, sa noblesse, ...
Comme je n'ai pas vu de sujet concernant le noble art du blason (et comme c'est ma marotte) je me suis dis que quelques notions seraient de bon aloi pour ceux qui voudraient mettre un peu de RP et de couleur à leur noblesse/chevalier.
Commençons par l'évident
pourquoi un blason ?
Voyez le blason comme une carte d'identité sur le champ de bataille, un moyen rapide et efficace de reconnaitre d'un coup d'oeil l'ennemi et de l'ami (et éviter de lui en coller une au passage ce qui ferait tâche (de sang)).
Comment on décrit un blason ?
Toujours de l'arrière plan vers le devant. C'est comme un système de calque superposé.
La forme du blason est-il imposée ?
Oui et non. Tout dépend si vous voulez faire de l'historique ou pas. Si vous vous basez sur des blasons historiques, la forme sera dépendante et du pays et de l'époque.
Couleurs ?
On distingue 3 types de "couleurs" en Héraldique : Les émaux, les métaux et les fourrures
L'émail (pluriel "émaux") est le terme technique héraldique pour désigner la couleur que reçoit le champ d'un écu ou d'une partition, ou le fond d'une pièce ou d'un meuble.
Les principaux émaux utilisés en héraldique se répartissent en 3 catégories, les métaux, les couleurs et les fourrures.
Les Métaux
Les Couleurs
Les Couleurs Irrégulières (terminologies anglosaxones)
Le Pourpre (Purple) est peu usitée
L'Orangé ou Tanné (Tenné et le Tawny) est peu usitée
La Sanguine et le Murrey (Sanguine ou Murrey) est peu usitée
Les Couleurs et Appellations étrangères (terminologies anglosaxones)
- ash: couleur utilisée pour un lion parti (type de partitions),
- bay: couleur utilisée pour un cheval
- brown: couleur utilisée pour des têtes de chevaux, des canards sauvages,
- Carnation: couleur utilisée fréquemment par les Hérauts Français pour le roses, la couleur de peau de sujets humains, spécialement pour les faces,
- Earth: couleur utilisée pour les mines, les bras des mineurs (XVIème)
- grey: couleur utilisée pour les chevaux,
- russet: couleur utilisée pour le perroquet (XVème) et les plumes de faisans,
- white: couleur utilisée avec respect pour les manteaux (non en argent mais en fourrures blanches) et pour blasonner proprement certains meubles.
Quant à l'usage des fourrures, une plus large sélection est utilisée qu'en héraldique française.
Pean, Erminites ou Erminetes et Erminois sont des variétés de l'Hermine avec des couleurs différentes.
- Le Pean est de Sable (fond) à l'Hermine (queues) d'Or. Le nom provient du vieux françois pannes: morceaux de fourrures de diiférentes couleurs associés ensemble.
- L'Erminois est d'Or (fond) à l'Hermine (queues) de sable.
- L'Erminites ou l'Erminetes se distingue par des poils rouges de chaque côté de la queue d'Hermine blanche.
Cf : http://commons.wikimedia.org/wiki/User: ... lts/Page_3
Y a t il des règles spécifiques ?
Oui, mais il existe des exceptions comme pour toutes règles
- La première affirme qu'on ne peut superposer deux émaux, deux fourrures ou deux métaux l'un sur l'autre. Les blasons qui ne respectent pas cette règle sont dits "Enquerre"
- La dextre est à gauche et la Senestre à droite. Et pour cause, on lit un blason en le regardant, mais en ce mettant à la place de ce celui qui le porte
- Un blason doit rester esthétique (entendre lisible)
C'est quoi un "meuble" ?
C'est une image mise sur le blason (végétal, animal, humaine, architectural, géométrique).
Le découpage d'un blason
Fondamentalement, un écu est formé de neuf parties distinctes, encore appelées points. Attention, ces points ne sont pas représentés physiquement sur l'écu, ce n'est qu'un positionnement symbolique.
Par contre, les meubles seront placés en ces points ou à leurs intersections.
Les partitions de l'écu.
Le partitionnement est le premier découpage physique de base d'un écu. C'est par dessus celui-ci que d'autres types de découpage seront inscrits ou superposés ou encore que les figures seront placées.
Le système de partition de l'écu s'appuie sur les neuf points définis dans l'écu. Ainsi, l'écu de base, de couleur unie, sans ligne de partage est une partition unique parce que non découpée et porte le nom de Plain.
On parlera aussi de « champ ». Lorsqu'il est plain, le champ est composé d'un seul émail ; ce qui est relativement rare et très ancien !
Dernière édition par LLyr le Mer 7 Oct 2015 10:42, édité 1 fois.
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Héraldique
Autour de l'écu, de nombreux ornements complètent les armoiries des seigneurs, signes:

Les Casques et les couronnes
Dans l’armement défensif médiéval, le casque reste un élément vital, puisqu’il protège la partie la plus vulnérable du corps. Au XIème siècle, devant préserver le combattant des flèches qui sifflaient de toutes parts, il lui masquait la plus grande partie du visage, le rendant méconnaissable. Vers 1200, le casque au sommet aplati couvrant intégralement le visage fut substitué au casuqe conique. A partir du XIVème siècle, l’invention de la poudre, permettant de combattre l’ennemi à distance, restitua au casque une forme plus simple et adaptée au combat et au tournoi.
Jadis, le casque ou heaume qui timbrait l'écu était dessiné de profil.
Ornements fréquents en Héraldique, les couronnes marquent initialement la royauté. Puis du XIIIème au XVème siècle, elles se normaliseront en fonction de la hiérarchie nobiliaire (roi, prince, marquis, duc, comte, vicomte, baron, etc)
La couronne fermée, signe de souveraineté, est d'abord l'apanage du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Empire). Les rois des François adopte une couronne ouverte fleurdelysée. A chaque titre de noblesse sa couronne :
Les timbres écclésiastiques sont la tiare du pape, à trois couronnes superposées ; la mitre des évêques et des archevêques, accompagnée de la crosse et d'un chapeau : rouge pour les cardinaux, vert pour les évêques, violet ou noir pour les prélats. Le nombre des houppes latérales varie avec la dignité.
Les Cimiers et Lambrequins
Le heaume conique du XIIème siècle est constitué d’éléments métalliques assemblés dont le sommet offre un joint pouvant être mini d’ornements tels que crinières, plumes… Le heaume aplati se prête, quant à lui, à l’adjonction d’un décor plus complet : petits étendards, branches, cornes, le plus souvent assemblés en paires… Cette ornementation, destinée à faciliter la reconnaissance de l'identité des seigneurs sur les champs de batailles ou en tournois, est appelée le cimier.
Le cimier représente souvent le buste de l'animal qui figure sur le blason (lion, aigle...), ou encore, des ailes, des cornes, des plumes, motifs le plus souvent peint aux couleurs de l'écu. Au XIIIème siècle, les cimiers deviennent des emblèmes personnels et héréditaires en France. Dans les pays du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Saint Empire), ils servirent même de brisure. Malheureusement en raison de leur fragilité, peu de pièces complètes de cimiers ont résisté au temps.
Derrière le casque, pour protéger le métal du soleil, le chevalier portait un couvre-nuque métallique. A cette pièce de métal inadaptée sous le climat torride du Moyen-Orient, les Croisés substituèrent une petite cape en étoffe plus légère et offrant une meilleure protection contre le soleil. Petite cape, qu'ils étaient fiers de ramener du combat tailladée par les coups.
De ces pièces de tissus plus ou moins longues, les artistes ont tiré un motif ornemental aux élégants effets de pliages et/ou de retombées nommés les lambrequins, qu’ils ont adaptés aux exigences héraldiques. De plus en plus découpés à partir du XIVème siècle, les lambrequins devinrent, avec la Renaissance, un élément décoratif assez proche des feuilles d'acanthe, aux couleurs du blason.
Les Ordres de Chevalerie et de Mérite
A l'époque des croisades et de la Reconquista, les chevaliers aristotéliciens se regroupent en Ordres caractérisés par la soumission à une règle, comme les Ordres religieux : l'Ordre de Santiago , l'Ordre Teutonique, l'Ordre des chevaliers francs, l'Ordre des templiers, etc.
Par la suite, les souverains créent leurs propos Ordres de chevalerie et/ou de mérite, dits Ordre de cour, qu'ils contrôlent étroitement et dont ils font de plus en plus ouvertement un instrument de leur politique : l'Ordre de Saint Ouen (Ile-de-France), Ordre de l'Etoile (Ile-de-France), Ordre du Grand Couvain (Limousin-Marche), l'Ordre de la Salamandre (Touraine), l'Ordre de la Croix du Languedoc (Languedoc), l'Ordre des Champions du Poitou (Potou), l'Ordre de la Toison d'Or, (Bourgogne), l'Ordre du Chevalier au Cygne (Artois), l'Ordre de Sainte Illinda (Flandres), etc.
Dès le XIVème siècle, le titulaire d'un Ordre fait figurer dans ses armoiries, son collier autour de l'écu ou pose l'emblème de son ordre sur l'écu. Dans le cas où le titulaire possède plusieurs colliers, ils seront disposés sous l’écu en fonction de leur rang : le plus important à l’extérieur et le moins élevé vers l’intérieur.
Les Devises et cris de guerre
Les devises, inscrites sur un phylactère ou listel, sont des emblèmes figurant sur les armoiries complètes, au-dessous de l'écu. Elles révèlent en quelques mots le credo religieux (foi), politique (l'idéal) ou social (le tempérament) de son titulaire. Ces devises sont souvent personnelles et attachées à une dynastie ou à un Etat.
Les armoiries portent aussi, au-dessus du casque ou de la couronne, une banderole contenant un cri de guerre. Il était à l’origine un signal sonore destiné à se faire reconnaître ou à rallier sa troupe dans la cohue des combats ou dans l’obscurité : on criait alors le nom de son chef ou de sa Maison, où à des invocations dont l’origine est parfois très ancienne :
A partir du XVème siècle, l'écu est encadré par des supports qui le tiennent et semblent le montrer.
La plus grande variété existe parmi ces ornements, d'un effet essentiellement décoratif, mais qui sont également blasonnés. Leurs noms différents selon leur nature, ils sont appelés:
Le pavillon héraldique s’inspire des vastes tentes souvent utilisées par la noblesse contrainte à une vie tumultueuse et itinérante. Sous ces structures de toile, prenant parfois l’ampleur de véritables pavillons démontables se déroulaient rencontres officielles et négociations, dont la solennité était le prétexte d’un luxe parfois inouï.
Le manteau, pour sa part, est directement inspiré du tabard porté par les hérauts et reproduit généralement le contenu de l’écu sur ses parties latérales.
Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ; Claude Wenzler, "L’héraldique" ;
- de reconnaissance à la guerre et dans les tournois (cimiers et lambrequins),
- précisant le rang (manteaux, casques et couronnes),
- indiquant les distinctions reçues (ordres de chevalerie et de mérite),
- portant témoignage de leur idéal (devises et cris de guerre)
- renforçant le caractère somptueux de l’écu.

Les Casques et les couronnes
Dans l’armement défensif médiéval, le casque reste un élément vital, puisqu’il protège la partie la plus vulnérable du corps. Au XIème siècle, devant préserver le combattant des flèches qui sifflaient de toutes parts, il lui masquait la plus grande partie du visage, le rendant méconnaissable. Vers 1200, le casque au sommet aplati couvrant intégralement le visage fut substitué au casuqe conique. A partir du XIVème siècle, l’invention de la poudre, permettant de combattre l’ennemi à distance, restitua au casque une forme plus simple et adaptée au combat et au tournoi.
Jadis, le casque ou heaume qui timbrait l'écu était dessiné de profil.
Ornements fréquents en Héraldique, les couronnes marquent initialement la royauté. Puis du XIIIème au XVème siècle, elles se normaliseront en fonction de la hiérarchie nobiliaire (roi, prince, marquis, duc, comte, vicomte, baron, etc)
La couronne fermée, signe de souveraineté, est d'abord l'apanage du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Empire). Les rois des François adopte une couronne ouverte fleurdelysée. A chaque titre de noblesse sa couronne :
- couronne ouverte fleurdelysée pour le roy, les princes,
- couronnes à fleurons pour les marquis et les ducs,
- couronnes à perles pour les comtes et les vicomtes,
- simples torcils pour les barons, les seigneurs et les chevaliers.
Les timbres écclésiastiques sont la tiare du pape, à trois couronnes superposées ; la mitre des évêques et des archevêques, accompagnée de la crosse et d'un chapeau : rouge pour les cardinaux, vert pour les évêques, violet ou noir pour les prélats. Le nombre des houppes latérales varie avec la dignité.
Les Cimiers et Lambrequins
Le heaume conique du XIIème siècle est constitué d’éléments métalliques assemblés dont le sommet offre un joint pouvant être mini d’ornements tels que crinières, plumes… Le heaume aplati se prête, quant à lui, à l’adjonction d’un décor plus complet : petits étendards, branches, cornes, le plus souvent assemblés en paires… Cette ornementation, destinée à faciliter la reconnaissance de l'identité des seigneurs sur les champs de batailles ou en tournois, est appelée le cimier.
Le cimier représente souvent le buste de l'animal qui figure sur le blason (lion, aigle...), ou encore, des ailes, des cornes, des plumes, motifs le plus souvent peint aux couleurs de l'écu. Au XIIIème siècle, les cimiers deviennent des emblèmes personnels et héréditaires en France. Dans les pays du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Saint Empire), ils servirent même de brisure. Malheureusement en raison de leur fragilité, peu de pièces complètes de cimiers ont résisté au temps.
Derrière le casque, pour protéger le métal du soleil, le chevalier portait un couvre-nuque métallique. A cette pièce de métal inadaptée sous le climat torride du Moyen-Orient, les Croisés substituèrent une petite cape en étoffe plus légère et offrant une meilleure protection contre le soleil. Petite cape, qu'ils étaient fiers de ramener du combat tailladée par les coups.
De ces pièces de tissus plus ou moins longues, les artistes ont tiré un motif ornemental aux élégants effets de pliages et/ou de retombées nommés les lambrequins, qu’ils ont adaptés aux exigences héraldiques. De plus en plus découpés à partir du XIVème siècle, les lambrequins devinrent, avec la Renaissance, un élément décoratif assez proche des feuilles d'acanthe, aux couleurs du blason.
Les Ordres de Chevalerie et de Mérite
A l'époque des croisades et de la Reconquista, les chevaliers aristotéliciens se regroupent en Ordres caractérisés par la soumission à une règle, comme les Ordres religieux : l'Ordre de Santiago , l'Ordre Teutonique, l'Ordre des chevaliers francs, l'Ordre des templiers, etc.
Par la suite, les souverains créent leurs propos Ordres de chevalerie et/ou de mérite, dits Ordre de cour, qu'ils contrôlent étroitement et dont ils font de plus en plus ouvertement un instrument de leur politique : l'Ordre de Saint Ouen (Ile-de-France), Ordre de l'Etoile (Ile-de-France), Ordre du Grand Couvain (Limousin-Marche), l'Ordre de la Salamandre (Touraine), l'Ordre de la Croix du Languedoc (Languedoc), l'Ordre des Champions du Poitou (Potou), l'Ordre de la Toison d'Or, (Bourgogne), l'Ordre du Chevalier au Cygne (Artois), l'Ordre de Sainte Illinda (Flandres), etc.
Dès le XIVème siècle, le titulaire d'un Ordre fait figurer dans ses armoiries, son collier autour de l'écu ou pose l'emblème de son ordre sur l'écu. Dans le cas où le titulaire possède plusieurs colliers, ils seront disposés sous l’écu en fonction de leur rang : le plus important à l’extérieur et le moins élevé vers l’intérieur.
Les Devises et cris de guerre
Les devises, inscrites sur un phylactère ou listel, sont des emblèmes figurant sur les armoiries complètes, au-dessous de l'écu. Elles révèlent en quelques mots le credo religieux (foi), politique (l'idéal) ou social (le tempérament) de son titulaire. Ces devises sont souvent personnelles et attachées à une dynastie ou à un Etat.
Les armoiries portent aussi, au-dessus du casque ou de la couronne, une banderole contenant un cri de guerre. Il était à l’origine un signal sonore destiné à se faire reconnaître ou à rallier sa troupe dans la cohue des combats ou dans l’obscurité : on criait alors le nom de son chef ou de sa Maison, où à des invocations dont l’origine est parfois très ancienne :
- "Santiago!" (Espagne),
- "Montjoye Saint-Denis!" (Roy des François),
- "Vlaanderen denn Leeuw!" (Flandres au Lion),
- "Plutôt la Mort que la Souillure" (Bretagne).
A partir du XVème siècle, l'écu est encadré par des supports qui le tiennent et semblent le montrer.
La plus grande variété existe parmi ces ornements, d'un effet essentiellement décoratif, mais qui sont également blasonnés. Leurs noms différents selon leur nature, ils sont appelés:
- Supports, lorsqu'ils sont représentés par des animaux tel le lion et la licorne du Royaume d'Angleterre,
- Tenants, lorsqu'ils sont représentés par des êtres humains, des anges,
- Soutiens, lorsqu'ils sont représentés par des arbres ou des objets inanimés,
Le pavillon héraldique s’inspire des vastes tentes souvent utilisées par la noblesse contrainte à une vie tumultueuse et itinérante. Sous ces structures de toile, prenant parfois l’ampleur de véritables pavillons démontables se déroulaient rencontres officielles et négociations, dont la solennité était le prétexte d’un luxe parfois inouï.
Le manteau, pour sa part, est directement inspiré du tabard porté par les hérauts et reproduit généralement le contenu de l’écu sur ses parties latérales.
Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ; Claude Wenzler, "L’héraldique" ;
Dernière édition par LLyr le Mer 7 Oct 2015 10:41, édité 3 fois.
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J'ai l'impression qu'il manque les dénominations de couleur
Pour les métaux : or et argent
Pour les couleurs : azur (bleu), gueules (rouge, avec un "s"), sable (noir, y connaissaient pas encore Bora-Bora) et sinople (vert)
Les couleurs plus rares sont (de gauche à droite et de haut en bas) mûre (ou pourpre ?) orange (deux variétés dont je ne connais pas la distinction d'apellation), sanguine, tanné, carnation, acier et pour la dernière, je ne sais pas bien
Le nom des partitions est intéressant aussi. Pour les plus courantes
- chef pour une bande horizontale en haut
- fasce pour une bande horizontale médiane
- champagne pour une bande horizontale basse
- pal pour une bande verticale médiane
- bande pour une bande oblique de haut à gauche vers bas à droite
- barre pour une bande oblique de haut à droite vers bas à gauche
- croix pour deux bandes (horizontale et verticale) croisées
- sautoir pour deux bandes (obliques) croisées
- chevron pour un V renversé
- chape pour un motif triangulaire tout hauteur
- mantel pour un motif triangulaire mi-hauteur
- embrasse pour un motif triangulaire sur le côté
- vêtement pour un motif en losange
Pour les fourrures, il est montré une hermine, une contre-hermine, un vair et un contre-vair.
Pour les métaux : or et argent
Pour les couleurs : azur (bleu), gueules (rouge, avec un "s"), sable (noir, y connaissaient pas encore Bora-Bora) et sinople (vert)
Les couleurs plus rares sont (de gauche à droite et de haut en bas) mûre (ou pourpre ?) orange (deux variétés dont je ne connais pas la distinction d'apellation), sanguine, tanné, carnation, acier et pour la dernière, je ne sais pas bien
Le nom des partitions est intéressant aussi. Pour les plus courantes
- chef pour une bande horizontale en haut
- fasce pour une bande horizontale médiane
- champagne pour une bande horizontale basse
- pal pour une bande verticale médiane
- bande pour une bande oblique de haut à gauche vers bas à droite
- barre pour une bande oblique de haut à droite vers bas à gauche
- croix pour deux bandes (horizontale et verticale) croisées
- sautoir pour deux bandes (obliques) croisées
- chevron pour un V renversé
- chape pour un motif triangulaire tout hauteur
- mantel pour un motif triangulaire mi-hauteur
- embrasse pour un motif triangulaire sur le côté
- vêtement pour un motif en losange
Pour les fourrures, il est montré une hermine, une contre-hermine, un vair et un contre-vair.
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Effectivement j'ai oublié un joli dessin de partition 
(les nom des couleurs/emaiux/métaux/fourrures sont dans le nom des images)
A noter que le chevron est plus considéré comme un meuble que comme une véritable partition.
Dans les plus courantes

(les nom des couleurs/emaiux/métaux/fourrures sont dans le nom des images)
A noter que le chevron est plus considéré comme un meuble que comme une véritable partition.
Dans les plus courantes

- tizun thane
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Il manque aussi la description des fourrures. Hermine et vair.
Très bon boulot.
Peut-être un peu trop encyclopédique, mais c'est juste pour faire mon grincheux.
Par contre, ça aurait plus sa place à mon sens dans le sous-forum aides aux MD
Très bon boulot.
Par contre, ça aurait plus sa place à mon sens dans le sous-forum aides aux MD
Également par intérim Luki le nain dans la campagne le sanctuaire de l'angoisse.
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Il y a un bon petit bouquin , Le Blason , dans la collection " Que sais-je ? " aux PUF ( Presses universitaires de France ) , de Geneviève d'Hautcourt et Georges Durivault , qui est d'abord facile et donne des renseignements larges sinon exhaustifs .
http://www.amazon.fr/Blason-Georges-Dur ... ais-je+%3F
PTTK .
http://www.amazon.fr/Blason-Georges-Dur ... ais-je+%3F
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On en a une approche un peu plus ludique dans l'article de Anne vétillard dans le Casus belli N°37.
In Gygax we trust !
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- LLyr
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C'est noté merci de vos commentaires.
Avouez tout de même qu'en RP De pourpre à une croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'un roc d'échiquier du même . ça à plus de gueules (si j'ose dire) que " une croix blanche sur un fond violet avec un truc sur le coté en haut à gauche"
ou Parti de sable et d'argent à six trèfles de l'un dans l'autre, posés en orles, dont deux en chef de deux en pointe accolés, à la filière cannelée d'or brochante.
De la poésie à l'état pur 
Avouez tout de même qu'en RP De pourpre à une croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'un roc d'échiquier du même . ça à plus de gueules (si j'ose dire) que " une croix blanche sur un fond violet avec un truc sur le coté en haut à gauche"
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- tizun thane
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C'est pas moi qui dirait le contraire. J'adore l'héraldique.
Mais vu qu'on est sur le forum le "donjon du dragon", je me demande si une approche "initiation", ludique comme le rappelle Ragnarok, n'est pas préférable pour insuffler un peu de réalisme, de poésie dans les parties, sans pour autant rebuter les néophytes.
Mais vu qu'on est sur le forum le "donjon du dragon", je me demande si une approche "initiation", ludique comme le rappelle Ragnarok, n'est pas préférable pour insuffler un peu de réalisme, de poésie dans les parties, sans pour autant rebuter les néophytes.
Également par intérim Luki le nain dans la campagne le sanctuaire de l'angoisse.








