Devenir propriétaire d’un domaine
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Morgan_Kane
- Dragon d'argent
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Devenir propriétaire d’un domaine
Selon les règles d’ADD, arrivé à un certain niveau, le guerrier peut construire un château et attirer des guerriers, le prêtre peut construire un temple et attirer des fidèles.
Et ensuite ?
Ben, pour construire un temple ou château, il faut un terrain, pour les entretenir, il faut des ressources. Il faut donc de l’argent et des revenus.
Sauf si le personnage est un riche marchand ou un négociant, il faut donc des paysans.
On peut compter un rendement maximum de 120 Po par km², pour 20 habitants, y compris les enfants, les personnes âgées etc.
Cette densité de population peut choquer au premier abord, au regard des densités globales de population constatées au moyen-âge, entre 5 et 10 habitants au km². Mais, et ce d’autant plus dans un monde où des monstres divers errent, la répartition de la population n’est pas uniforme. Le territoire comprend surtout des zones de population denses, séparées par des déserts. Typiquement, une ville de 4 000 à 5000 habitants sert de centre à une population de 50 000 habitants, soit un cercle de 250 km², d’un rayon de 10 km environ. La ville équivalente la plus proche se trouve au minimum à 20 kilomètres et de larges espaces vides subsistent.
Ce rendement net tient compte d’une dîme ecclésiastique et d’un impôt payé ou non aux autorités supérieures, soit 15 Po par km² à chacun. Il tient compte d’une superficie du domaine comprenant environ 12 % de terres incultivables, y compris les chemins, les zones rocheuses, les constructions et autres, 15 % de bois et 20 % de prairies. 1/3 du reste est en jachères.
La construction d’un manoir coûte facilement 40 000 PO et 60 000 PO en ajoutant murailles, tours, pont-levis et autres. Si on veut loger guerriers et autres, il faut ajouter environ 10 m² par personne, et la construction d’un bâtiment simple, muni d’un étage et d’une toiture, donc d’une hauteur utile d’environ 7 mètres, coûte 4, 125 pièces d’or ou PO, le m² au sol.
Le coût d’entretien et de fonctionnement des bâtiments peut être évalué à 12 % du coût de construction, serviteurs, nourritures, boissons et autre frais compris.
Il faut donc constituer le domaine et trouver des fermiers/métayers/serviteurs/serfs.
Il y a plusieurs méthodes :
- le don ; il peut constituer une récompense donnée par un suzerain ou un grand seigneur, en raison d’un grand service ou d’un grand exploit ; aucune dépense n’est nécessaire, aucun autre accord n’est à obtenir ;
- l’héritage ou le mariage avec l’héritier ; cette méthode a le mérite d’être gratuite, et tout est en place ; il faut juste attendre le décès du titulaire et l’accord de l’éventuel suzerain ;
- l’achat ; il faut compter au minimum 90 PO à l’hectare ou 9 000 Po au km², plus le coût du manoir ; là encore tout est en place ; si le propriétaire est vassal d’un seigneur, celui-ci devra donner son accord et prendra son pourcentage ;
- la conquête ; une dernière fois, tout est en place ; il faut juste renverser le propriétaire seigneur/titulaire ; ensuite, il est possible qu’il ait de la famille, des alliés, un suzerain qui peuvent en vouloir au nouveau propriétaire ; les paysans peuvent ne pas être d’accord non plus et manifester, au minimum, de la mauvaise volonté ;
Une variante peut consister à trouver des terres sans seigneur, habitées par des paysans rencontrant un gros problème, et prêt à négocier leur aide. Ils sont des hommes libres, propriétaires de leurs terres et, normalement, seul l’impôt seigneurial de l’ordre de 1 PO par habitant, est exigible ; mais le nouveau seigneur peut revendiquer la propriété des terres non exploitées, dont il assure la mise en culture ;
- la création d’un domaine dans un espace déjà civilisé mais non encore exploité ; l’investissement est important et la mise en culture d’une terre prend du temps, sauf s’il s’agit déjà d’une prairie bien grasse, non boisée et non caillouteuse ; un seigneur qui veut développer son fief peut offrir des terres et donner des incitations financières, notamment sous forme de dispenses d’impôts les premières années ; pour atteindre le rendement indiqué ci-dessus, le coût de la mise en culture est de 90 Po à l’hectare, mais le temps de mise en culture sera de 400 jours de travail par hectare ;
- la colonisation ; les terres peuvent être vierges, conquises, achetées aux populations locales ; il vaut mieux leur accord ; la colonisation peut commencer par l’installation d’un poste commercial, la nourriture étant achetée sur place ou importée.
La colonisation romaine consistait à implanter une cité en donnant à des volontaires des terres, en générales conquises.
Historiquement, il existe notamment trois autres exemples de colonisation connue, les colonies méditerranéennes de l’antiquité et la colonisation de l’Amérique du nord, par les vikings puis par les anglais et les français, principalement et, enfin, je mets de côté celle de l’Amérique du sud, exemple de colonisation par la conquête.
Les colonies grecques étaient fondées par des groupes de citoyens d’une ou plusieurs cités qui créaient une installation avec l’appui de la cité d’origine ; Marseille est typique.
La fondation de la cité, « la plus ancienne ville de France », remonte à 600 av. J.-C. ; elle est le fait de colons grecs venus de Phocée en Asie mineure, l'actuelle Foça, proche d'Izmir (Smyrne) en Turquie6.
Les Phocéens recherchaient des emplacements susceptibles de devenir des emporia ou comptoirs sur la côte. Cette activité correspond à un effort de création d'un réseau commercial, bâti par des marins et servi par des bateaux rapides à rames, les pentécontères et non une colonisation de peuplement, ce qui facilitait les implantations, les colonies ne requérant que peu de terres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_ ... %20Turquie.
Carthage a probablement commencé comme un comptoir commercial et s’est développé du fait de migrations régulières et importantes.
La colonisation de l’Amérique du nord montre les difficultés de la création d’une colonie de peuplement. Il faut des années avant qu’elle soit autonome et elle a besoin, chaque année, de renforts humains et d’apports en nourriture, en métaux, en biens.
Ainsi, le Mayflower transportait 102 colons et 50 hommes d’équipage. Ils sont arrivés sur place le 7 décembre. L’équipage étant affecté par la maladie autant que les colons, le navire est resté sur place. La moitié des colons et de l’équipage ont péri pendant l’hiver et les autres n’ont survécu que grâce à l’aide des populations locales. Cet exemple est loin d’être isolé.
Une des difficultés pour créer un domaine ou une colonie à l’époque médiévale tient à la rareté des hommes. Les chiffres ci-dessus montrent qu’un domaine, même modeste, nécessite de la main d’œuvre et la concurrence est rude.
Les serfs et les esclaves ne sont pas libres de quitter l’endroit où ils vivent. Les hommes libres ne se déplaceront qu’en cas de nécessité, ou avec de fortes incitations. Par exemple, une région commence à être relativement peuplée, les terres se font rares pour la création de nouvelles fermes, et un seigneur annonce qu’il finance l’installation de fermiers, avec dispense de taxes pendant 5 ans. Si tout se passe bien, d’autres candidats se présenteront.
Et ensuite ?
Ben, pour construire un temple ou château, il faut un terrain, pour les entretenir, il faut des ressources. Il faut donc de l’argent et des revenus.
Sauf si le personnage est un riche marchand ou un négociant, il faut donc des paysans.
On peut compter un rendement maximum de 120 Po par km², pour 20 habitants, y compris les enfants, les personnes âgées etc.
Cette densité de population peut choquer au premier abord, au regard des densités globales de population constatées au moyen-âge, entre 5 et 10 habitants au km². Mais, et ce d’autant plus dans un monde où des monstres divers errent, la répartition de la population n’est pas uniforme. Le territoire comprend surtout des zones de population denses, séparées par des déserts. Typiquement, une ville de 4 000 à 5000 habitants sert de centre à une population de 50 000 habitants, soit un cercle de 250 km², d’un rayon de 10 km environ. La ville équivalente la plus proche se trouve au minimum à 20 kilomètres et de larges espaces vides subsistent.
Ce rendement net tient compte d’une dîme ecclésiastique et d’un impôt payé ou non aux autorités supérieures, soit 15 Po par km² à chacun. Il tient compte d’une superficie du domaine comprenant environ 12 % de terres incultivables, y compris les chemins, les zones rocheuses, les constructions et autres, 15 % de bois et 20 % de prairies. 1/3 du reste est en jachères.
La construction d’un manoir coûte facilement 40 000 PO et 60 000 PO en ajoutant murailles, tours, pont-levis et autres. Si on veut loger guerriers et autres, il faut ajouter environ 10 m² par personne, et la construction d’un bâtiment simple, muni d’un étage et d’une toiture, donc d’une hauteur utile d’environ 7 mètres, coûte 4, 125 pièces d’or ou PO, le m² au sol.
Le coût d’entretien et de fonctionnement des bâtiments peut être évalué à 12 % du coût de construction, serviteurs, nourritures, boissons et autre frais compris.
Il faut donc constituer le domaine et trouver des fermiers/métayers/serviteurs/serfs.
Il y a plusieurs méthodes :
- le don ; il peut constituer une récompense donnée par un suzerain ou un grand seigneur, en raison d’un grand service ou d’un grand exploit ; aucune dépense n’est nécessaire, aucun autre accord n’est à obtenir ;
- l’héritage ou le mariage avec l’héritier ; cette méthode a le mérite d’être gratuite, et tout est en place ; il faut juste attendre le décès du titulaire et l’accord de l’éventuel suzerain ;
- l’achat ; il faut compter au minimum 90 PO à l’hectare ou 9 000 Po au km², plus le coût du manoir ; là encore tout est en place ; si le propriétaire est vassal d’un seigneur, celui-ci devra donner son accord et prendra son pourcentage ;
- la conquête ; une dernière fois, tout est en place ; il faut juste renverser le propriétaire seigneur/titulaire ; ensuite, il est possible qu’il ait de la famille, des alliés, un suzerain qui peuvent en vouloir au nouveau propriétaire ; les paysans peuvent ne pas être d’accord non plus et manifester, au minimum, de la mauvaise volonté ;
Une variante peut consister à trouver des terres sans seigneur, habitées par des paysans rencontrant un gros problème, et prêt à négocier leur aide. Ils sont des hommes libres, propriétaires de leurs terres et, normalement, seul l’impôt seigneurial de l’ordre de 1 PO par habitant, est exigible ; mais le nouveau seigneur peut revendiquer la propriété des terres non exploitées, dont il assure la mise en culture ;
- la création d’un domaine dans un espace déjà civilisé mais non encore exploité ; l’investissement est important et la mise en culture d’une terre prend du temps, sauf s’il s’agit déjà d’une prairie bien grasse, non boisée et non caillouteuse ; un seigneur qui veut développer son fief peut offrir des terres et donner des incitations financières, notamment sous forme de dispenses d’impôts les premières années ; pour atteindre le rendement indiqué ci-dessus, le coût de la mise en culture est de 90 Po à l’hectare, mais le temps de mise en culture sera de 400 jours de travail par hectare ;
- la colonisation ; les terres peuvent être vierges, conquises, achetées aux populations locales ; il vaut mieux leur accord ; la colonisation peut commencer par l’installation d’un poste commercial, la nourriture étant achetée sur place ou importée.
La colonisation romaine consistait à implanter une cité en donnant à des volontaires des terres, en générales conquises.
Historiquement, il existe notamment trois autres exemples de colonisation connue, les colonies méditerranéennes de l’antiquité et la colonisation de l’Amérique du nord, par les vikings puis par les anglais et les français, principalement et, enfin, je mets de côté celle de l’Amérique du sud, exemple de colonisation par la conquête.
Les colonies grecques étaient fondées par des groupes de citoyens d’une ou plusieurs cités qui créaient une installation avec l’appui de la cité d’origine ; Marseille est typique.
La fondation de la cité, « la plus ancienne ville de France », remonte à 600 av. J.-C. ; elle est le fait de colons grecs venus de Phocée en Asie mineure, l'actuelle Foça, proche d'Izmir (Smyrne) en Turquie6.
Les Phocéens recherchaient des emplacements susceptibles de devenir des emporia ou comptoirs sur la côte. Cette activité correspond à un effort de création d'un réseau commercial, bâti par des marins et servi par des bateaux rapides à rames, les pentécontères et non une colonisation de peuplement, ce qui facilitait les implantations, les colonies ne requérant que peu de terres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_ ... %20Turquie.
Carthage a probablement commencé comme un comptoir commercial et s’est développé du fait de migrations régulières et importantes.
La colonisation de l’Amérique du nord montre les difficultés de la création d’une colonie de peuplement. Il faut des années avant qu’elle soit autonome et elle a besoin, chaque année, de renforts humains et d’apports en nourriture, en métaux, en biens.
Ainsi, le Mayflower transportait 102 colons et 50 hommes d’équipage. Ils sont arrivés sur place le 7 décembre. L’équipage étant affecté par la maladie autant que les colons, le navire est resté sur place. La moitié des colons et de l’équipage ont péri pendant l’hiver et les autres n’ont survécu que grâce à l’aide des populations locales. Cet exemple est loin d’être isolé.
Une des difficultés pour créer un domaine ou une colonie à l’époque médiévale tient à la rareté des hommes. Les chiffres ci-dessus montrent qu’un domaine, même modeste, nécessite de la main d’œuvre et la concurrence est rude.
Les serfs et les esclaves ne sont pas libres de quitter l’endroit où ils vivent. Les hommes libres ne se déplaceront qu’en cas de nécessité, ou avec de fortes incitations. Par exemple, une région commence à être relativement peuplée, les terres se font rares pour la création de nouvelles fermes, et un seigneur annonce qu’il finance l’installation de fermiers, avec dispense de taxes pendant 5 ans. Si tout se passe bien, d’autres candidats se présenteront.


