Il faut juste que le cadavre ait une bouche.
Faux. Se référer aux descriptions du DRS ADD2 qui propose 4 versions du sort.
Chaque sort comporte ses avantages et inconvénients. Mais dans tous les cas, le mort donnera des réponses.
De quel sort le PJ disposera t il ? mage ou clérical ? Cela permettra de bien analyser le sort et exploiter ses failles.
D'une manière générale, les PJ sont chargés officiellement de l'enquête ? Si pas le cas, pas de magie sur le corps autrement que par les autorités.
Le corps est il déjà enterré ? Pas autorisé de déterrer un corps.
La famille peut s'opposer à l'usage de magie sur le corps de leur proche.
Le corps peut être à disposition de la justice le temps qu'un prêtre officiel ou un mage officiel soit requis. Ce qui peut prendre du temps.
Si c'est un assassinat, il peut être effectué par un pro accompagné d'un mage qui lance le sort oubli dans le même rounds, du moins juste après le coup fatal. Le mort ignorera donc qui l'a tué. Il n'aura donc pas vu son assassin. Tout ce qu'il pourra dire c'est qui était présent dans la pièce avec lui à un moment donné. Le PJ questionnant le mort sera forcément déstabilisé. Et la durée du sort est courte, très courtes surtout si tous les PJ se mettent à discuter et formuler ce qui peut être demandé.
Le sort pouvant être renouvelé après plusieurs jours, les PJ pourront apprendre qui le mort a approché la dernière heure. De quoi avoir une belle brochette de suspects. Facile si le mort connait le nom. moins si elle doit donner des descriptions. Par défaut une description est succincte et le mort peut s'attarder sur des détails inutiles. Untel était charmant, l'autre jurait comme un charretier, l'éleveur empestait le cochon. Mais cela ne donne pas une description vestimentaire, ni de l'armement porté, si du physique. Les PJ vont vouloir creuser sur les détails à coup de questions inutiles.
De quoi dissuader l'usage du sort, déjà qu'il y a des contraintes en composants pour le mage et pour le clérical, c'est une fois par semaine par corps.
Les PJ vont croire se la jouer facile sur le coup et vont vite se lasser du sort. Ils oublieront même de l'utiliser quand il sera vraiment nécessaire.
L'idéal est quand même que la victime ne voie pas son assassin. Ce qui renvoie comme pour le sort oubli.
Il y a d'autres sorts de divination très utiles à de l’enquête. Entre pierres commères, détection du mensonges, qui demandent un certain niveau, certains sorts comme clairaudience et clairvoyance peuvent être utile pour espionner un suspect.
Dans tous les cas se conformer à des réponses courtes et le plus vague possible. Un simple oui, non, je ne sais pas est toujours la meilleur des réponses.
Par contre, tu peux appliquer une variante à ta table de ces sorts en imposant que le cadavre puisse parler. Donc qu'il ait sa langue. Si elle est coupée, fin du sort. Ce qui oblige à modifier les sorts officiels. Car cela va à l'encontre du délais écoulé depuis la mort et des possibilités selon le niveau du lanceur.
Une pirouette, c'est la limitation de ce sort aux cas graves par les panthéons. Il paraitrait logique de laisser les morts reposer en paix.
Certains panthéons ont des règles très strictes sur les morts et certains dieux jouent leur rôle de gardien de façon très professionnelles au point que déranger un mort sous sa garde avec un tel sort pourrait être mal prix et avoir des conséquences. Les malédiction divine sont une possibilité. Pas utile de déranger un avatar pour ça.
Il n'est donc pas illogique que le MD encadre l'usage de ce sort par rapport au panthéon d’allégeance du mort.
Rien n'empêche les PJ de lancer le sort, mais il serait mieux de le faire selon les règles locales. Tout dépendra donc du panthéon. SI bureaucratique, il faudra le bon formulaire estampillé par au moins trois chefs de services de clergés différents, si chasse gardé comme dans le cas du panthéon égyptien, il faudra trouver un accord avec le clergé d'Horus.
Les panthéons sont une possible piste pour expliquer que ce sort est loin d'être systématique et en limiter naturellement l'usage par des contraintes religieuses.