LLyr a écrit : ↑Mer 3 Nov 2021 08:46
Je ne comprendrais jamais cette vision de certaines communautés juste comme "chair à fireball".
La proposition de jeu c’est un monde imaginaire dans lequel on peut établir des codes de narration, des codes de représentation qui n’ont pas nécessité à se conformer de façon naturaliste à notre vrai monde.
De la même façon que ce que nous appelons les mythes aujourd’hui, et les contes dans lesquels il existe des symboliques qui sont utilisées comme des conventions de narration entre le conteur et l’auditeur. C’est d’ailleurs ce qui pose problème pour les apprécier à leur juste valeur aujourd’hui lorsque le matériau d’origine n’est pas accompagné du contexte de compréhension
(ce qui est évident pour l’auditeur et le conteur de l’époque).
Et pour prendre un média de contes contemporains les conventions de narration des films où la physique de notre réalité et la physique de la narration filmée sont différentes pour des besoins narratifs. C’est même tellement intégré que lorsque ce n’est pas notre domaine d’expertise, les lois physiques des films nous paraissent normales.
Parmi ces conventions il y a l’incarnation (de chair et de sang) de concepts, d’idées, la mythologie grecque est remplie d’idées et de concepts incarnés en créature humaine divine. Oserais-je dire que c’est vieux comme le monde et devant le nez de chacun d’entre nous ?
Les gobelinoïdes sont la représentation incarnée
(en chair et en os) de la barbarie et de la violence. En utilisant un vecteur imaginaire pour représenter ces concepts, ces idées, cela permet à l’auditeur (les joueurs) d’identifier immédiatement la source de violence. Exactement comme dans nos codes cinématographiques actuels, utiliser les codes vestimentaires de la Waffen-SS identifie immédiatement le protagoniste en question comme le Méchant, le Mal incarné. Crâne Rouge, Hydra, le Premier Ordre, les adversaires d’Indiana Jones etc…
Blablablablabla… C'est marrant, c'est toujours les nazis qui ont le mauvais rôle. Nous sommes en 1955, Herr Bramard. On peut avoir une deuxième chance ? Merci.
Du coup moi, ce sont les gens qui ne comprennent pas que je ne comprends pas. Quelle étape avez-vous ratée dans les principes de convention de narration et l’usage de symboles incarnés pour représenter un concept ?
Faire des gobelinoïdes des
« humains comme les autres » puisque c’est ça au final, ça retire toute valeur à la présence de gobelinoïdes dans l’univers en question, tous les rôles pouvant être tenus par les humains alors les gobelinoïdes (et les autres semi-humains également) n’apportent rien que de la confusion dans le récit raconté.
Dis autrement on passe totalement à côté du rôle et de l'intérêt narratif que joue l’éclatement de l’humanité en diverses races humanoïdes dans les mondes fantastiques de D&D. C'est à dire préciser que tel individu est humain, elfe ou gobelin n'apporte aucune information pertinente (chargée de sens), et ne pas préciser cette information ne va absolument rien faire perdre comme compréhension à l'histoire pour l'auditeur (les joueurs).