La création du monde
Publié : Lun 23 Jan 2023 19:26
Comme beaucoup de de maitre de jeu, j'ai crée mon univers et j'ai imaginé sa création.
Si j'en suis content, je pense aussi quelle pourrait peut-être être améliorée ou tout au moins discuté (ne serait-ce que pour voir les incongruités voire les incohérence)
J'aimerai lire votre avis et surtout vos remarques et vos commentaires.
Le Chant de la Création
Au début, il n’y avait rien. Il n’y avait ni commencement, ni fin, ni temps, ni espace, juste le Chaos originel et le vide. Ni la vie, ni la mort, n’avaient de sens, car rien n’avait d’existence. Ce rien, à l’origine de tout, était l’Incréé.
Dans ce Chaos, les êtres et les choses ne faisaient qu’un et ce qu’un n’était qu’une masse informe et confuse, un entassement d’éléments mal unis et discordants. L’ensemble était baigné dans un vacuum dans lequel des créatures innommables et innommées, pour la plupart, murmuraient dans les ténèbres, par-delà l’univers. C’était le temps de l'Aïon, le temps du présent infini.
Dans ce néant, régnait le Seigneur de l’Incréé, que beaucoup appelle désormais, le Seigneur de Lumière. Il Était et Est, depuis que le monde est monde, et même avant. Il le sera encore, quand tout sera terminé. Il sera au recommencement, comme il l’était au commencement.
Le Seigneur de l’Incréé, différait des Grands Anciens et autres consorts. Ces derniers n’avaient aucun but intelligible. Le Seigneur de l’Incréé, devait être et serait le Dieu des Hommes qui le rêveraient juste et bon. Il serait aussi omniscient, omnipotent et surtout affranchi du temps et de l’espace. Rêvé, au commencement de l’Univers, dans un temps à venir, il lui fallait créer l’Homme pour devenir. Mais l’Homme ne pouvait exister spontanément, il devait avancer dans son Histoire pour être.
Pour ce faire, le Seigneur de l’Incréé envoya ses serviteurs célestes pour ordonner et façonner le monde et l’Univers. À leurs têtes se tenait, son enfant préféré, le plus sage et le plus puissant d’entre eux, celui que les Élohim nomment מביא האור (prononciation ahormevi), « le porteur de lumière ». C’était le Commencement.
Si le chaos est propice pour créer la vie, l’ordre est nécessaire pour permettre l’évolution. Alors le chaos devient cosmos (kósmos, ordre). Le chaos devient ordre.
Il réveilla le premier des dragons adventices, celui du Temps, et les puissants dragons élémentaires qui dans un chant à l’unisson créèrent, l’univers matériel, l’espace et le monde. Le chant des dragons était le chant de la Genèse, le chant de la création. Le souffle conjugué des dragons déchira le Chaos et ordonna l’univers.
Puis il porta son attention sur le premier monde.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Le monde sans Âge
L’Eau est le premier élément fondateur. De l’eau née la vie. Puis vint la terre qui accueille la vie issue des profondeurs marines. L’air, permet à ces nouvelles vies terrestres de s’ébattre et de se répandre sur la totalité du monde éclairé et réchauffé par l’astre solaire.
La vie est omniprésente, mais elle n’est encore qu’en devenir. Le monde, lui, n’est qu’un vaste continent (Pangée) entouré d’une seule mer (Téthys) gigantesque et déchaînée, fouettée par les vents sauvages. La terre, qui ne cesse de trembler, fait surgir d’innombrables volcans qui incendient le monde.
Passé le déchaînement et la fureur de la création, le monde s’apaise et les premiers êtres apparaissent. C’est le règne des reptiles sous toutes leurs formes, qu’ils soient terrestres, aquatiques, voire volants pour certains, ils appartiennent tous à la même grande famille. Des plus immenses aux plus insignifiants, ils sont tous, un tant soit peu, à l’image de leurs créateurs, les dragons.
Le continent est parcouru par des créatures gigantesques, qui s’affrontent dans une lutte sans merci, tandis que d’autres, plus petites, se terrent en espérant survivre ou s’organisent pour résister et vivre.
Alors que les créatures titanesques disparaissaient au fil du temps, incapable de s’adapter aux nombreux changements de ce monde naissant, une espèce, plus rusée et plus organisée prend le pas, sur toutes les autres. Les érudits les nomment les Archosaures (chef des lézards) ou plus communément les hommes-lézards. Unis, ils conquièrent le monde sauvage et finissent par le dominer. Même s’ils ne connaissent ni l’écriture ni le langage, ils savent graver ou peindre des fresques sur des tablettes ou des murs, l’essentiel de leurs connaissances et de leurs découvertes. Les hommes-Lézards sont les fondateurs de la première civilisation. Ils seront jusqu’à la fin des temps la civilisation ainée de toutes les autres. Leurs ziggurats et leurs pyramides inspireront bien longtemps après leur disparition, les peuples à l’évolution plus tardive.
Avec le temps de nouvelles créatures, issues des différents éléments fondateurs, apparaissent. Nées du hasard, du destin ou produit de l’évolution, elles cohabiteront plus ou moins pacifiquement avec les hommes-lézards. Aucune ne pouvant rivaliser avec les sauriens dominateurs.
Inlassablement, les hommes-lézards guerroient victorieusement et rien ne semble les menacer sérieusement. Leur civilisation domine toutes les autres espèces, qu’elles soient terrestres, aériennes ou maritimes.
Leurs dirigeants, sorte de batracien bouffi, restent le plus souvent contemplatifs et silencieux. Leur seule volonté transforme le paysage, apaise des tempêtes ou déchaîne la terre et les océans. En communion avec les étoiles et leurs créateurs, ils guident leur peuple. « Au commencement, les choses étaient ainsi : des ténèbres insondables et absolues, parcourues par les vents glacés du cosmos. Et nous n'avons pas oublié nos origines, pas plus que l'immensité du néant. Chaque nuit, les rêveurs stellaires fouillent le ciel en quête de la sagesse qu'il renferme et, à minuit, un messager chevauchant les rayons de la lune apporte la réponse chuchotée aux sages observateurs. C'est ainsi que notre avenir est lu dans les cieux et gravé sur cette terre. »
La civilisation des hommes-lézards vacilla brutalement, après que de nombreux êtres issus du vide débarquèrent et tentèrent de les asservir. Les envahisseurs venus d’ailleurs, dévoraient les pensées de leurs victimes, ne laissant que des morts ou des pantins privés d’esprits dans leurs sillages. Après d’innombrables batailles, les créatures venus de nulle part, furent finalement repoussées, mais de nombreux êtres de toutes les espèces, furent capturés par les mystérieux êtres et emportés dans leur fuite. Nul ne sait ce qu’il advint de ces pauvres êtres.
Alors que leur société se reconstruisait lentement, un nouveau danger le plus terrible encore, arriva du cœur de la terre avec une nouvelle race d’ophidiens qui utilisaient des pouvoirs inconnus des hommes-lézards.
Instruits par le Chaos et ses démons, les hommes-serpents assistés de créatures monstrueuses exterminèrent les hommes-lézards. À leur tête, se trouvait des artisans de l’Ordre Corrompus et plus particulièrement le premier d’entre eux. Ils s’étaient laissé convaincre de la nécessité de faire revenir le monde dans son état chaotique initial et permettre ainsi à la vie de se multiplier. L’ordre ne permettait qu’a quelques-uns de prospérer, mais la plupart des vies disparaissaient sans héritier.
Les rejetons du Chaos avaient enseigné aux hommes serpents le sombre savoir de la magie démoniaque. Peu apte à parler de par leur morphologie, les plus doués d’entre eux néanmoins, utilisaient des sons telle une grossière parodie du langage ténébreux pour incanter des sorts dévastateurs.
Le Seigneur de l’Incréé, n’avait pas vocation à intervenir. Il était et serait le Dieu des Hommes, il n’avait que faire des Hommes-Lézards, mais il lui fallait protéger le berceau de la future humanité, pour que son temps puisse arriver.
Il fit appel à la milice du ciel, que beaucoup appellent l’armée des Anges, défenseurs de l’ordre et les plus anciens ennemis des armées du Chaos. C’est ainsi que débuta la guerre dans le ciel.
Au terme d’une immense bataille, un accord fut conclu.
Le ciel serait le lieu d’accueil des créatures de lumière et la terre serait le berceau des nouvelles civilisations et les profondeurs de la terre serait creusée et accueillerait les créatures de la nuit.
Puis il fut permis au chaos de tenter par trois fois les nouvelles sociétés. Cet accord est connu comme « Le dol des 3 tentations ».
Si par trois fois les sociétés se laissaient corrompre, le monde retournerait au chaos.
C’était la fin des Âges farouche et le début du premier Âge.
- 1er Âge : L’Âge d’Or : L’Air est l’élément fondateur. C’est l’Age des elfes. Ceux sont les premiers nés. Adorateurs de la beauté. Les elfes, inspirés par le second dragon adventice, celui du Verbe, découvrent le langage et les mots de pouvoir, la magie. L’écriture n’existe pas en dehors des runes de pouvoir.
Leur monde se trouve très à l‘ouest. Leurs navires volent droit par-delà l’horizon pour rejoindre leur cité protégée des caprices de la terre et des océans.
Le Chaos tente les elfes avec La Beauté du Mal, la luxure. Une guerre de sécession nait entre les elfes.
C’est la chute des royaumes elfiques et la naissance des elfes noirs qui se réfugient dans les terres de glaces qui sonnent le glas du premier Âge.
- 2ème Âge : L’Âge d’Argent. La terre est l’élément fondateur. C’est l’Age des nains. Ceux sont les puinés. Les nains sont nés de la terre et sont naturellement protégés de ses humeurs. Ils anticipent ses colères et savent s’en préserver. Ils sont résistants au chaos, qui réside près d’eux, enterré plus profondément, au centre de la terre. Les nains inventent le calcul. Ils découvrent des métaux aux pouvoirs incroyables. Ils recherchent l’Orichalque, l’or rouge, l'or du sang. Chaque pièce apporte de la chance à son possesseur, mais le malheur s’abat sur celui qui perd sa pièce fétiche.
Fascinés par l’argent ils seront corrompus par l’avarice et la cupidité. C’est La Tentation de l’argent. Les nains tuent le Dragon de la Terre à force de creuser. Privés de leur force créatrice, la race s’éteint peu à peu. La terre se meurt et les soubresauts de son agonie agitent le monde. La légende raconte que le dernier des Père nains se serait enfuit avec le cœur du dragon de la terre pour essayer de préserver les siens.
- 3ème Âge : L’Age d’airain. Le feu, destructeur et créateur est l’élément fondateur. Il est fait appel aux puissances élémentaires primitives, les Titans, pour refaçonner le monde et protéger les Hommes des souvenirs du passé. Tremblement de terre, déluge, éruption, tornade modèlent ce nouveau monde. L’unique terre est disloquée en plusieurs continents. Un morceau du continent (l'Amerzone) est arraché, puis déplacé à l'autre bout du monde, pour former un lieu qui servira d'abri pour les ainés et leurs créatures. Les elfes ténébreux et les nains sont éloignés dans le nord lointain. Les elfes lumineux resteront à l’ouest sur leur terre inaccessible. Les hommes profiteront des terres de l’Est et du Sud.
Les hommes cessent de vénérer la déesse Mère (Gaïa) et me Père ciel (Ouranós) au profit les Titans, incarnations anthropomorphes des puissances élémentaires . Ils quittent l’âge de pierre dans lequel ils vivaient depuis la création. C'est la fin de la préhistoire et de début de L’Histoire qui commence avec la naissance de l’écriture. L’Histoire devient celle des hommes.
C'est le temps des héros où les Titans, leurs progénitures, les Dieux côtoient les Hommes.
Les héros tuent le dragon du temps et s'empare de son cœur. Ils mettent ainsi, fin aux grands Âges du monde et à celui des temps héroïques, l'Âge d'Airain devient l’Âge de Bronze.
L’Âge de Bronze est le véritable Âge des hommes. Les Dieux renversent leurs parents, c’est la Titanomachie, la guerre contre les titans. Les dieux immanents succèdent aux Titans et marchent dorénavant parmi les hommes.
Les hommes recherchent le contentement des dieux et peuvent utiliser leurs pouvoirs pour accorder le monde à leurs souhaits. Leurs souhaits, pour la plupart, ne faisant qu’un avec les aspirations des hommes.
Mais depuis peu, les dieux s’éloignent et répondent de plus en plus rarement aux prières. Les dieux n’ont aucun devoir envers les hommes, seul, les hommes en ont envers les dieux. Les dieux, se sont-ils lassés ? Les hommes, ont-ils enfreint un pacte ? La venue du Dieu unique révéré par les Élohims, est-elle à l’origine de leur disparition ? Nul ne le sait.
Ce Dieu unique, est révéré depuis le début de l’Histoire, par une unique tribu de nomade, les Élohims. Ses croyants témoignent de leur foi par une application et un respect strict de nombreux rituels et interdictions. Après avoir surmonté une multitude d’obstacles cette croyance s’est étendue jusqu’à l’Empire, allant même jusqu’à remplacer les croyances archaïques. Ce Dieu unique et transcendant, qui n’a octroyé de pouvoir qu’aux prêtres du peuple élu, attire pourtant de plus en plus de fidèle, car il promet à tous un meilleur au-delà et un présent plus juste.
Les nouveaux convertis, chaque jour plus nombreux, sont de toutes origines et cultures, car tous aspirent à des jours heureux, présents et à venir. Auparavant, les terres festives d’accueils des défunts, n’étaient réservées qu’aux seuls rois, empereurs et héros, dorénavant tous pouvaient en bénéficier s’ils s’étaient montrés bons et justes dans leur vie terrestre.
Ces nouveaux adorateurs témoignent de leur ferveur, non par l’application et le respect du rituel, à l’instar des Élohims, mais par une croyance détachée du réel. Il faut croire sans s’appuyer sur les miracles ou la magie des prêtres, car ces derniers ne disposent d’aucun pouvoir visible. Faire le choix de croire dans un Dieu que nul ne peut voir ou percevoir, s’accommoder de ses silences et de son inaction en dépit des nécessités et de l’adversité, ne plus recourir aux forces anciennes et obscurs tel est le témoignage du vrai croyant. Ce Dieu unique et celui du libre-arbitre. Il laisse les hommes libres de leurs choix, celui de croire ou de ne pas croire, celui de se sauver ou de se laisser corrompre.
Quant aux Élohims, ils n’usent de leurs pouvoirs que s’ils sont rétribués, pour se protéger de l’indigence et investir dans des œuvres ou des lieux et glorifier au travers des monuments somptueux le Dieu unique. De nombreuses voix commencent à jalouser leur fortune et leur condition. Certains les soupçonnent de pactiser avec les diables, ces anciens dieux déchus, pour disposer de leurs pouvoirs et s’attribuer malicieusement les richesses du bon peuple, ils sont de plus en plus chassés, volé voire pillés ou mis au ban de la société.
Les Âges anciens sont qualifiés de Passé, de Légendes ou d’Âges sombre pour ceux qui croient aux elfes et aux nains. Seuls les hommes avancent dans l’Histoire jusqu’à l’âge du fer et peut-être un jour, au-delà.
- Les hommes sont détenteurs de la vérité historique. La vérité d’un évènement est dans ce qu’il devient. Dans un monde d’Homme, c’est leur Histoire qui devient la vérité, celle qui est racontée dans les livres, figée par l’écriture. Les passés multiples racontés par les différentes espèces ne sont plus rien sauf des légendes. Jusqu’à présent, chaque race racontait sont passé et son histoire et toutes étaient vraies, car tous y croyaient. Les histoires naissaient et disparaissaient sans cesse et toutes s’entremêlaient, se contredisaient où se confortaient. Dorénavant, toutes appartenaient au passé, à la légende.
Merci par avance, pour votre patience et vos commentaires.
Je peux juste préciser que certaines choses ne sont pas précisées et cela est volontaire car je ne pense pas que tout doit s'expliquer.
J'ai laissé volontairement beaucoup d'indices pour me donner des ouvertures pour certains scénarii (exemple sommes nous vraiment le premier monde, les créatures enlevée par les créature du vide ( apriori des illithids) sont-elles les ancêtres des Sladds et des Gith, etc...
Je vous laisse apprécier (ou pas) et commenter
Si j'en suis content, je pense aussi quelle pourrait peut-être être améliorée ou tout au moins discuté (ne serait-ce que pour voir les incongruités voire les incohérence)
J'aimerai lire votre avis et surtout vos remarques et vos commentaires.
Le Chant de la Création
Au début, il n’y avait rien. Il n’y avait ni commencement, ni fin, ni temps, ni espace, juste le Chaos originel et le vide. Ni la vie, ni la mort, n’avaient de sens, car rien n’avait d’existence. Ce rien, à l’origine de tout, était l’Incréé.
Dans ce Chaos, les êtres et les choses ne faisaient qu’un et ce qu’un n’était qu’une masse informe et confuse, un entassement d’éléments mal unis et discordants. L’ensemble était baigné dans un vacuum dans lequel des créatures innommables et innommées, pour la plupart, murmuraient dans les ténèbres, par-delà l’univers. C’était le temps de l'Aïon, le temps du présent infini.
Dans ce néant, régnait le Seigneur de l’Incréé, que beaucoup appelle désormais, le Seigneur de Lumière. Il Était et Est, depuis que le monde est monde, et même avant. Il le sera encore, quand tout sera terminé. Il sera au recommencement, comme il l’était au commencement.
Le Seigneur de l’Incréé, différait des Grands Anciens et autres consorts. Ces derniers n’avaient aucun but intelligible. Le Seigneur de l’Incréé, devait être et serait le Dieu des Hommes qui le rêveraient juste et bon. Il serait aussi omniscient, omnipotent et surtout affranchi du temps et de l’espace. Rêvé, au commencement de l’Univers, dans un temps à venir, il lui fallait créer l’Homme pour devenir. Mais l’Homme ne pouvait exister spontanément, il devait avancer dans son Histoire pour être.
Pour ce faire, le Seigneur de l’Incréé envoya ses serviteurs célestes pour ordonner et façonner le monde et l’Univers. À leurs têtes se tenait, son enfant préféré, le plus sage et le plus puissant d’entre eux, celui que les Élohim nomment מביא האור (prononciation ahormevi), « le porteur de lumière ». C’était le Commencement.
Si le chaos est propice pour créer la vie, l’ordre est nécessaire pour permettre l’évolution. Alors le chaos devient cosmos (kósmos, ordre). Le chaos devient ordre.
Il réveilla le premier des dragons adventices, celui du Temps, et les puissants dragons élémentaires qui dans un chant à l’unisson créèrent, l’univers matériel, l’espace et le monde. Le chant des dragons était le chant de la Genèse, le chant de la création. Le souffle conjugué des dragons déchira le Chaos et ordonna l’univers.
Puis il porta son attention sur le premier monde.
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Le monde sans Âge
L’Eau est le premier élément fondateur. De l’eau née la vie. Puis vint la terre qui accueille la vie issue des profondeurs marines. L’air, permet à ces nouvelles vies terrestres de s’ébattre et de se répandre sur la totalité du monde éclairé et réchauffé par l’astre solaire.
La vie est omniprésente, mais elle n’est encore qu’en devenir. Le monde, lui, n’est qu’un vaste continent (Pangée) entouré d’une seule mer (Téthys) gigantesque et déchaînée, fouettée par les vents sauvages. La terre, qui ne cesse de trembler, fait surgir d’innombrables volcans qui incendient le monde.
Passé le déchaînement et la fureur de la création, le monde s’apaise et les premiers êtres apparaissent. C’est le règne des reptiles sous toutes leurs formes, qu’ils soient terrestres, aquatiques, voire volants pour certains, ils appartiennent tous à la même grande famille. Des plus immenses aux plus insignifiants, ils sont tous, un tant soit peu, à l’image de leurs créateurs, les dragons.
Le continent est parcouru par des créatures gigantesques, qui s’affrontent dans une lutte sans merci, tandis que d’autres, plus petites, se terrent en espérant survivre ou s’organisent pour résister et vivre.
Alors que les créatures titanesques disparaissaient au fil du temps, incapable de s’adapter aux nombreux changements de ce monde naissant, une espèce, plus rusée et plus organisée prend le pas, sur toutes les autres. Les érudits les nomment les Archosaures (chef des lézards) ou plus communément les hommes-lézards. Unis, ils conquièrent le monde sauvage et finissent par le dominer. Même s’ils ne connaissent ni l’écriture ni le langage, ils savent graver ou peindre des fresques sur des tablettes ou des murs, l’essentiel de leurs connaissances et de leurs découvertes. Les hommes-Lézards sont les fondateurs de la première civilisation. Ils seront jusqu’à la fin des temps la civilisation ainée de toutes les autres. Leurs ziggurats et leurs pyramides inspireront bien longtemps après leur disparition, les peuples à l’évolution plus tardive.
Avec le temps de nouvelles créatures, issues des différents éléments fondateurs, apparaissent. Nées du hasard, du destin ou produit de l’évolution, elles cohabiteront plus ou moins pacifiquement avec les hommes-lézards. Aucune ne pouvant rivaliser avec les sauriens dominateurs.
Inlassablement, les hommes-lézards guerroient victorieusement et rien ne semble les menacer sérieusement. Leur civilisation domine toutes les autres espèces, qu’elles soient terrestres, aériennes ou maritimes.
Leurs dirigeants, sorte de batracien bouffi, restent le plus souvent contemplatifs et silencieux. Leur seule volonté transforme le paysage, apaise des tempêtes ou déchaîne la terre et les océans. En communion avec les étoiles et leurs créateurs, ils guident leur peuple. « Au commencement, les choses étaient ainsi : des ténèbres insondables et absolues, parcourues par les vents glacés du cosmos. Et nous n'avons pas oublié nos origines, pas plus que l'immensité du néant. Chaque nuit, les rêveurs stellaires fouillent le ciel en quête de la sagesse qu'il renferme et, à minuit, un messager chevauchant les rayons de la lune apporte la réponse chuchotée aux sages observateurs. C'est ainsi que notre avenir est lu dans les cieux et gravé sur cette terre. »
La civilisation des hommes-lézards vacilla brutalement, après que de nombreux êtres issus du vide débarquèrent et tentèrent de les asservir. Les envahisseurs venus d’ailleurs, dévoraient les pensées de leurs victimes, ne laissant que des morts ou des pantins privés d’esprits dans leurs sillages. Après d’innombrables batailles, les créatures venus de nulle part, furent finalement repoussées, mais de nombreux êtres de toutes les espèces, furent capturés par les mystérieux êtres et emportés dans leur fuite. Nul ne sait ce qu’il advint de ces pauvres êtres.
Alors que leur société se reconstruisait lentement, un nouveau danger le plus terrible encore, arriva du cœur de la terre avec une nouvelle race d’ophidiens qui utilisaient des pouvoirs inconnus des hommes-lézards.
Instruits par le Chaos et ses démons, les hommes-serpents assistés de créatures monstrueuses exterminèrent les hommes-lézards. À leur tête, se trouvait des artisans de l’Ordre Corrompus et plus particulièrement le premier d’entre eux. Ils s’étaient laissé convaincre de la nécessité de faire revenir le monde dans son état chaotique initial et permettre ainsi à la vie de se multiplier. L’ordre ne permettait qu’a quelques-uns de prospérer, mais la plupart des vies disparaissaient sans héritier.
Les rejetons du Chaos avaient enseigné aux hommes serpents le sombre savoir de la magie démoniaque. Peu apte à parler de par leur morphologie, les plus doués d’entre eux néanmoins, utilisaient des sons telle une grossière parodie du langage ténébreux pour incanter des sorts dévastateurs.
Le Seigneur de l’Incréé, n’avait pas vocation à intervenir. Il était et serait le Dieu des Hommes, il n’avait que faire des Hommes-Lézards, mais il lui fallait protéger le berceau de la future humanité, pour que son temps puisse arriver.
Il fit appel à la milice du ciel, que beaucoup appellent l’armée des Anges, défenseurs de l’ordre et les plus anciens ennemis des armées du Chaos. C’est ainsi que débuta la guerre dans le ciel.
Au terme d’une immense bataille, un accord fut conclu.
Le ciel serait le lieu d’accueil des créatures de lumière et la terre serait le berceau des nouvelles civilisations et les profondeurs de la terre serait creusée et accueillerait les créatures de la nuit.
Puis il fut permis au chaos de tenter par trois fois les nouvelles sociétés. Cet accord est connu comme « Le dol des 3 tentations ».
Si par trois fois les sociétés se laissaient corrompre, le monde retournerait au chaos.
C’était la fin des Âges farouche et le début du premier Âge.
- 1er Âge : L’Âge d’Or : L’Air est l’élément fondateur. C’est l’Age des elfes. Ceux sont les premiers nés. Adorateurs de la beauté. Les elfes, inspirés par le second dragon adventice, celui du Verbe, découvrent le langage et les mots de pouvoir, la magie. L’écriture n’existe pas en dehors des runes de pouvoir.
Leur monde se trouve très à l‘ouest. Leurs navires volent droit par-delà l’horizon pour rejoindre leur cité protégée des caprices de la terre et des océans.
Le Chaos tente les elfes avec La Beauté du Mal, la luxure. Une guerre de sécession nait entre les elfes.
C’est la chute des royaumes elfiques et la naissance des elfes noirs qui se réfugient dans les terres de glaces qui sonnent le glas du premier Âge.
- 2ème Âge : L’Âge d’Argent. La terre est l’élément fondateur. C’est l’Age des nains. Ceux sont les puinés. Les nains sont nés de la terre et sont naturellement protégés de ses humeurs. Ils anticipent ses colères et savent s’en préserver. Ils sont résistants au chaos, qui réside près d’eux, enterré plus profondément, au centre de la terre. Les nains inventent le calcul. Ils découvrent des métaux aux pouvoirs incroyables. Ils recherchent l’Orichalque, l’or rouge, l'or du sang. Chaque pièce apporte de la chance à son possesseur, mais le malheur s’abat sur celui qui perd sa pièce fétiche.
Fascinés par l’argent ils seront corrompus par l’avarice et la cupidité. C’est La Tentation de l’argent. Les nains tuent le Dragon de la Terre à force de creuser. Privés de leur force créatrice, la race s’éteint peu à peu. La terre se meurt et les soubresauts de son agonie agitent le monde. La légende raconte que le dernier des Père nains se serait enfuit avec le cœur du dragon de la terre pour essayer de préserver les siens.
- 3ème Âge : L’Age d’airain. Le feu, destructeur et créateur est l’élément fondateur. Il est fait appel aux puissances élémentaires primitives, les Titans, pour refaçonner le monde et protéger les Hommes des souvenirs du passé. Tremblement de terre, déluge, éruption, tornade modèlent ce nouveau monde. L’unique terre est disloquée en plusieurs continents. Un morceau du continent (l'Amerzone) est arraché, puis déplacé à l'autre bout du monde, pour former un lieu qui servira d'abri pour les ainés et leurs créatures. Les elfes ténébreux et les nains sont éloignés dans le nord lointain. Les elfes lumineux resteront à l’ouest sur leur terre inaccessible. Les hommes profiteront des terres de l’Est et du Sud.
Les hommes cessent de vénérer la déesse Mère (Gaïa) et me Père ciel (Ouranós) au profit les Titans, incarnations anthropomorphes des puissances élémentaires . Ils quittent l’âge de pierre dans lequel ils vivaient depuis la création. C'est la fin de la préhistoire et de début de L’Histoire qui commence avec la naissance de l’écriture. L’Histoire devient celle des hommes.
C'est le temps des héros où les Titans, leurs progénitures, les Dieux côtoient les Hommes.
Les héros tuent le dragon du temps et s'empare de son cœur. Ils mettent ainsi, fin aux grands Âges du monde et à celui des temps héroïques, l'Âge d'Airain devient l’Âge de Bronze.
L’Âge de Bronze est le véritable Âge des hommes. Les Dieux renversent leurs parents, c’est la Titanomachie, la guerre contre les titans. Les dieux immanents succèdent aux Titans et marchent dorénavant parmi les hommes.
Les hommes recherchent le contentement des dieux et peuvent utiliser leurs pouvoirs pour accorder le monde à leurs souhaits. Leurs souhaits, pour la plupart, ne faisant qu’un avec les aspirations des hommes.
Mais depuis peu, les dieux s’éloignent et répondent de plus en plus rarement aux prières. Les dieux n’ont aucun devoir envers les hommes, seul, les hommes en ont envers les dieux. Les dieux, se sont-ils lassés ? Les hommes, ont-ils enfreint un pacte ? La venue du Dieu unique révéré par les Élohims, est-elle à l’origine de leur disparition ? Nul ne le sait.
Ce Dieu unique, est révéré depuis le début de l’Histoire, par une unique tribu de nomade, les Élohims. Ses croyants témoignent de leur foi par une application et un respect strict de nombreux rituels et interdictions. Après avoir surmonté une multitude d’obstacles cette croyance s’est étendue jusqu’à l’Empire, allant même jusqu’à remplacer les croyances archaïques. Ce Dieu unique et transcendant, qui n’a octroyé de pouvoir qu’aux prêtres du peuple élu, attire pourtant de plus en plus de fidèle, car il promet à tous un meilleur au-delà et un présent plus juste.
Les nouveaux convertis, chaque jour plus nombreux, sont de toutes origines et cultures, car tous aspirent à des jours heureux, présents et à venir. Auparavant, les terres festives d’accueils des défunts, n’étaient réservées qu’aux seuls rois, empereurs et héros, dorénavant tous pouvaient en bénéficier s’ils s’étaient montrés bons et justes dans leur vie terrestre.
Ces nouveaux adorateurs témoignent de leur ferveur, non par l’application et le respect du rituel, à l’instar des Élohims, mais par une croyance détachée du réel. Il faut croire sans s’appuyer sur les miracles ou la magie des prêtres, car ces derniers ne disposent d’aucun pouvoir visible. Faire le choix de croire dans un Dieu que nul ne peut voir ou percevoir, s’accommoder de ses silences et de son inaction en dépit des nécessités et de l’adversité, ne plus recourir aux forces anciennes et obscurs tel est le témoignage du vrai croyant. Ce Dieu unique et celui du libre-arbitre. Il laisse les hommes libres de leurs choix, celui de croire ou de ne pas croire, celui de se sauver ou de se laisser corrompre.
Quant aux Élohims, ils n’usent de leurs pouvoirs que s’ils sont rétribués, pour se protéger de l’indigence et investir dans des œuvres ou des lieux et glorifier au travers des monuments somptueux le Dieu unique. De nombreuses voix commencent à jalouser leur fortune et leur condition. Certains les soupçonnent de pactiser avec les diables, ces anciens dieux déchus, pour disposer de leurs pouvoirs et s’attribuer malicieusement les richesses du bon peuple, ils sont de plus en plus chassés, volé voire pillés ou mis au ban de la société.
Les Âges anciens sont qualifiés de Passé, de Légendes ou d’Âges sombre pour ceux qui croient aux elfes et aux nains. Seuls les hommes avancent dans l’Histoire jusqu’à l’âge du fer et peut-être un jour, au-delà.
- Les hommes sont détenteurs de la vérité historique. La vérité d’un évènement est dans ce qu’il devient. Dans un monde d’Homme, c’est leur Histoire qui devient la vérité, celle qui est racontée dans les livres, figée par l’écriture. Les passés multiples racontés par les différentes espèces ne sont plus rien sauf des légendes. Jusqu’à présent, chaque race racontait sont passé et son histoire et toutes étaient vraies, car tous y croyaient. Les histoires naissaient et disparaissaient sans cesse et toutes s’entremêlaient, se contredisaient où se confortaient. Dorénavant, toutes appartenaient au passé, à la légende.
Merci par avance, pour votre patience et vos commentaires.
Je peux juste préciser que certaines choses ne sont pas précisées et cela est volontaire car je ne pense pas que tout doit s'expliquer.
J'ai laissé volontairement beaucoup d'indices pour me donner des ouvertures pour certains scénarii (exemple sommes nous vraiment le premier monde, les créatures enlevée par les créature du vide ( apriori des illithids) sont-elles les ancêtres des Sladds et des Gith, etc...
Je vous laisse apprécier (ou pas) et commenter