« OK ça marche » répond Keradec en reprenant un morceau de saucisson et en lançant le reste vers Hilaire.
Il termine de manger puis se tourne à nouveau vers la carriole afin de trouver un couchage quelconque. Il se prépare ensuite un petit autel avec la pièce de Tymora au centre afin de faire une prière. Merci de nous avoir donner la chance de parcourir ce chemin sans souci. Que la chance perdure sur notre chemin.
Dans le même temps Keradec lance la pièce en l'air et note de quel coté elle tombe. Pile c'est un mauvais présage... Que mes compagnons soient des personnes sur lesquels les dieux se sont penchés. Face ! Bien ! Que la nuit se passe sans problème. La pièce tombe dans la boue sans pouvoir discerner le résultat.
Ensuite Keradec se prépare pour la garde et s'adosse à un arbre avec une couverture sur le dos...
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 01:06
par Flint
« Ha Ha Ha! Toujours aussi frileux à ce que je vois. Je te vois encore rajouter des bûches au feu lorsque tu venais à la maison suivre les enseignements de mère. »
Gundar se tut un moment.
« Tu vois. J’ai toujours rêvé de ce moment. Quitter Trondheim et suivre mon chemin. Et maintenant que je suis parti je m’inquiete pour elle... »
Dans le silence que ne troublait que le vent dans les feuillages, il faisait virevolter en l’air la petite pièce en argent qui le ramenait à sa mère, à Tymora, à ce qu’il avait de meilleur.
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 08:04
par Mafalda74
Elsyla profita du premier tour de ronde, pour aller prier auprès d'un arbre son dieu Sylvanus, Au Sylvanus, Dieu des forets, Protège nous du danger qui peut roder dans ta foret
Elle prolongea ses prières et alla se coucher avant son tour de garde.
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 08:40
par Hallacar
« Ecoutez les amis je veux pas être un tire au flanc et je veux bien ma part de garde
si cela peut réduite le temps des autres, je fais une heure voir plus en dernier comme cela je ravive le feu ?
C'est sur que je suis le meilleur pour ce genre d'exercice d'autant que j'ai pas plus besoin de repos que vous. »
Orophir se dirige vers Karadec et son petit autel avant qu'il se couche « je peux moi aussi prier un peu ?
cela peut nous aider dans notre voyage non ?
Tu penses que les présages sont bons ? »
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 09:33
par Osh-Kosh Bigosh
Hrani était content de pouvoir monter la garde avec Elsyla, quelqu'un qui lui semblait en osmose avec la nature profonde de la forêt. Il se donnait du courage car il savait que l'environnement pouvait être hostile ; et il ne s'agissait pas de quelques loups ou autres bêtes fauves, non. Il craignait la venue de « peaux-vertes ».
Après avoir pris un repas frugal - mieux vaut manger léger pour ne pas avoir un sommeil trop profond -, il profita d'un moment de calme et de détente pour faire un petit tour dans les environs, histoire de s'assurer que rien ne clochait. Il mit tous ses sens sauvages en alerte et épia la forêt, guettant par-là même le moindre signe qui trahirait la présence de créatures hostiles.
Une fois rassuré, il s'adossa à un arbre et observa ses compagnons de route. Ceux qui terminaient leur pitance, les autres qui se préparaient au coucher, d'autres encore qui, tout comme lui, marchaient un peu dans le bois... ; il se dit que bien qu'ils soient tous jeunes, voire très jeunes, ils représentaient aussi l'espoir d'une communauté. C'est certainement notre âge insensé et fougueux qui nous pousse à faire des choses que les anciens n'osent plus faire...
Il finit par sortir de ses réflexions et, se préparant aussi au couchage, il lança à l'assemblée : « « Je souhaite la bonne nuit à ceux qui vont prendre du repos et courage aux gardes ! » »
Puis il s'installa, sortant son épée du fourreau et la plaça contre lui, sous sa couverture. Bien que l'acier fût froid au départ, la lame finit par le réconforter... Il sombra alors dans un sommeil du juste, fatigué par cette journée forte en émotions de tous genres.
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 09:39
par Elinor
« Ces propositions me conviennent ! »
Éléanore avait apprécié discuter avec le jeune Hilaire a l'avant de la charette. Elle lui avait trouvé un mélange de maturité, certainement du à la perte précoce de ses parents, et d'inexpérience et de naïveté, du a son jeune âge.
Il avait beau n'avoir que quinze ans, c'était lui qui avait mené l'attelage depuis leur départ sans sourciller.
Après avoir mangé avec le reste du groupe, la jeune femme ne traine pas pour profiter de sa période de sommeil et conseilla à Hilaire de faire de même.
Comme à son habitude lors de ses escapades en forêt, elle emballa son arc dans la couverture pour lui éviter l'humidité et installa son carquois sous sa tête, en guise d'oreiller.
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 09:50
par ple
« Bien sûr que tu peux prier avec moi. » répond Keradec à Orophir après sa demande. « Si les présages sont bons ? Lance la piéce... » Sur ce Orophir lance la pièce en l'air et celle-ci retombe côté pile.
Avec un air sombre Keradec dit à Orophir en reprenant la pièce : « Comme pour toute entreprise, tout ne se fera pas sans peine, tel est le présage... Maintenant il est temps de se reposer. Vas-y ! Je monte la garde avec Gundar. »
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 10:47
par Gaspard De La Nuit
Hilaire répondit gentiment à Orophir. « Ecoute, on a du chemin à faire. Tu te reposes cette nuit, la nuit prochaine tu prends le quart de Elsyla ou d'un autre si tu veux. » proposa t il.
Puis il alla se coucher, son épée prête à côté de lui.
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Ven 17 Août 2018 11:35
par Hallacar
les présages avec une pièce, il est fort ce Keradec pensa Orophir en souriant à la remarque de son ami
puis il alla se coucher
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Lun 20 Août 2018 09:08
par Popstyle
C'était surprenant ! Qui aurait pu savoir que ces sept jeunes - très jeunes - gens allaient trouver une cohésion et créer aussi rapidement un esprit de groupe si fort ? La route avait été longue, ennuyeuse. La neige et le froid étaient venus ajouter au périple, une dose de difficulté dont tout le monde se serait bien passé. C'était surprenant ! Chacun était d'accord quand la proposition de s'arrêter fut faite. « Ne serait-il pas venu, les amis, de songer à monter un bivouac pour la nuit ? » avait lancé le jeune paysan. S'arrêter - enfin - se reposer, manger et dormir. Tout le monde avait dit oui.
Les choses, s'accélérèrent alors, à qui allait préparer le camp, à qui allait chercher du bois pour le feu, à qui allait s'occuper des chevaux et du malheureux cochon éreinté. Comme si, naturellement, chacun savait ce qu'il devait faire pour aider et donner un coup de main au groupe et à son organisation, malgré la fatigue. La sagesse vint du jeune apprenti forgeron, le semi-homme. « Je pense que nous pouvons dormir là mais restons sur nos gardes. » Aussitôt, une autre organisation, celle de la survie, se mit en place et après quelques minutes de discussion et de proposition, un roulement fut accepté. Ils dormiraient, pendant que deux d'entre eux surveilleraient leur sommeil. Ils seraient remplacé après quelques heures par d'autres.
La douce chaleur du feu de bois, parvenait à peine à combattre le froid intense qui se dégageait de la terre gelée et la brume qui envahissait les sous-bois était elle aussi froide et pénétrante. Les femmes du village avaient - heureusement - prévue tout cela, et les couvertures épaisses en peau de mouton donnaient du réconfort à leur inconfort. Il fallut quelques temps pour s'accorder des bruits sauvages qui s'échappait de la Forêt Royale. La nuit, les bêtes et l'inconnu se réveillaient et prenaient place entre les arbres. C'était l'heure des loups, des errants et de la mort tapie.
Ce fut les deux amis, Gundar et Kéradec, qui eurent la responsabilité des premières heures. C'étaient les plus dures. Les sons de la forêt, le besoin de sommeil, le froid demandaient une concentration forte et une volonté ferme. Le demi-Orque et le paysan se connaissaient et cela leur permis de rester solidaire. Rien ne vint perturber les premières heures de la nuit et quand ce fut le moment, ils allèrent réveiller le petit écuyer et la jeune blonde un peu sauvage. « C'est à vous, rien de particulier pour nous. Restez sur vos gardes. »
Au milieu des heures sombres, alors qu'ils veillaient à l'entretien du feu, Eleanor et Hilaire entendirent, loin dans les bois, porté par le vent, une voix d'homme.
« Touches pas à ça, trouduc et va plutôt me chercher ma pelle. »
Instinctivement, la jeune bonde s'était relevée et mise debout. Son arc était apparu si vite dans ses mains qu'on aurait cru qu'il était surgit de nul part. Son index sur la bouche, elle fit comprendre à Hilaire de ne pas bouger et commença à s'enfoncer discrètement entre les fougères. Elle avait toujours su faire ça, bouger sans se faire entendre et sa progression, bien que lente, était sûre.
« J'y retourne, prépares bien tout. Elle arrive. »
Encore cette voix, des bruits de pas dans les feuillages, sans efforts de discrétion et désormais, une petite lumière, une lanterne était tenue par un crochet à une branche et éclairait une petite carrière. La jeune chasseuse put apercevoir alors, une vielle femme, de dos, bêchant une petite parcelle de végétation. Elle eu juste le temps de voir une silhouette d'homme disparaître dans une petite cabane. Il en manquait un.
Re: Dans les murmures étouffés
Publié : Lun 20 Août 2018 16:49
par Elinor
Les muscles d'Éléanore s'étaient tendus, au fur et à mesure qu'elle s'était rapprochée de la source de lumière et des voix. C'est pas normal, ça. On ne cultive rien par un temps pareil, et encore moins en pleine nuit !
Que pouvait-donc bien faire ces personnes à creuser de la terre gelée au milieu de la forêt ?
Sans se découvrir, elle fit demi-tour, en revint en direction du campement. Il faut que l'on aille voir de plus près, mais pas question de rester seule !
Une fois revenue, Éléanore pris soin d'expliquer à Hilaire tout ce qu'elle avait vu, ainsi que ses doutes et ses interrogations. « On les réveille doucement, et on avise de ces que l'on fait, d'accord ? »
Puis, sans vraiment lui laisser de répondre, elle commença à aller réveiller en douceur les dormeurs les plus proches, en faisant attention à ce qu'ils ne fassent pas de bruits. Ca serait trop bête de se faire repérer de cette façon !