Avertissement :
Bien qu'intéressé depuis longtemps par ces questions je ne suis pas un spécialiste. Ceci est un brouillon qui ne demande qu'à être amélioré.
Ceci ne constitue qu'une synthèse. Je peux adresser les documents complets aux personnes intéressées.
Vous avez le droit de penser que c'est nul et inutile, ou qu'il existe mieux ailleurs. Cela ne me vexera pas. Mais dites le gentiment, s'il vous plaît.
EXPLOITATIONS AGRICOLES - SYNTHÈSE ET RÉPONSES :
Cette recherche est menée du point de vue des personnages qui souhaitent s’installer sur un domaine ou qui disposent d’un domaine. Elle permet au meneur de jeu de calculer le coût de l’investissement ou de l’achat d’un domaine agricole et le profit que les personnages joueurs peuvent espérer. Bien entendu, les résultats sont également utilisables pour la gestion courante.
Le système a l’ambition d’être utilisable dans le cadre de n’importe quel système de jeu, en combinant jouabilité et un minimum de réalisme.
Le résultat tient en un classeur Excell de 6 pages, une note explicative de 14 pages et la présente synthèse en 5 pages.
J’ai bien conscience qu’en l’état, il s’agit d’un brouillon.
Les sources :
Les données utilisées sont inspirées, d’une part, de données historiques et, d’autre part, des résultats de l’agriculture biologique, mais également de ce qu’on trouve dans les jeux, Harn et le manuel du maître AD&D 1ère édition.
Les données ont été mises en forme en combinant et en adaptant les données d’exploitation fournies par Harn et par AD&D 1ère édition.
Les sources sont multiples, trouvées sur Internet, plus ou moins utiles.
Quatre exemples :
- COMET GEORGES. Productivité et rendements céréaliers : de l'histoire à l'archéologie. In : L'homme et la nature au Moyen Âge. Paléoenvironnement des sociétés occidentales. Actes du Ve Congrès international d'Archéologie Médiévale (Grenoble, 6-9 octobre 1993) Caen : Société d'Archéologie Médiévale, 1996. pp. 87-91. (Actes des congrès de la Société d'archéologie médiévale, 5);
https://www.persee.fr/doc/acsam_0000-00 ... t_5_1_1098
- JACQUART, JEAN. Paris et l’Île-de-France au temps des paysans (xvie-xviie siècles). Nouvelle édition [en ligne]. Paris : Éditions de la Sorbonne,1990 (généré le 06 février 2024). Disponible sur Internet
ISBN : 978-2-85944-844-8. DOI :
http://books.openedition.org/psorbonne/2338
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https://ec.europa.eu/eurostat/statistic ... t_(LSU)/fr
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https://www.fromagesdici.com/fr/tout-su ... n-5-etapes
Les rendements sont ceux d’Harn, adaptés fortement. En effet, dans ce jeu, les rendements sont calculés en fonction des conditions d’exploitation prévalentes au 11ème siècle apr. J.-C. Or, on peut considérer que dans la plupart des mondes med-fan, druides et prêtres de la nature ont pu donner d’utiles conseils. Les rendements retenus sont donc ceux constatés à partir de la seconde moitié du 14ème siècle et au 15ème. Je donne des coûts et rendements moyens, en les ayant ajustés.
Les prix des constructions sont ceux proposés par le manuel du maître du donjon 1ère édition, réduits aux 2/5 et forfaitisés, pour des questions de vraisemblance. Je multiplie par 1,5 pour les aménagements, puis par 1,1 pour les imprévus. Ainsi, une construction d’un bâtiment simple, muni d’un étage et d’une toiture, donc d’une hauteur utile d’environ 7 mètres, coûte 4, 125 pièces d’or ou PO, le m², en incluant les aménagements, fenêtres, portes, escaliers, cheminées et cloisons, ainsi que les imprévus.
Le prix des animaux est calculé par unité de gros bétail, avec des équivalences pour les autres animaux.
Le prix des matériels d’exploitations, charrettes, charrues, et autres est évalué forfaitairement à 10 % du coût des constructions.
La méthode :
Elle a consisté à déterminer des paramètres de départ, index de productivité, rendements et répartition des surfaces. À partir de ces données, des résultats sont calculés en termes de production et de répartition et d’utilisation de celle-ci, ainsi que le nombre de personnes et/ou de foyers nécessaires pour assurer l’exploitation.
Le MJ peut faire varier les index, les rendements ou les surfaces.
Les index sont la qualité de la terre, l’équipement du fief, le climat, le taux d’imposition, soit 5 % et le % de la production mis en stock, soit 1 %, une fois le stock constitué.
Le MJ peut considérer que si un sage, un druide ou un prêtre de la nature s’occupe du domaine, la productivité de celui-ci augmente ou peut être augmentée. Le coût à l’hectare est de 0,5 PA en biens, et de 0,25 PA en main d’œuvre, pour une amélioration de l’index de 0, 01.
Si la maintenance n’est pas assurée, l’index équipement du fief diminue de 0, 01 par tranche de 20 % manquante.
La base est un rendement de 5 grains récoltés pour 1 semé, soit une production brute de 7, 5 quintaux à l’hectare ou 6 hectolitres, pour les céréales. La consommation retenue est de 750 grammes de céréales par jour et par personne.
En cas d’évènements imprévus, autres que climatiques, le MJ peut apprécier l’impact sur la productivité et faire varier celle-ci.
La répartition des surfaces entre terres incultivables, bois, prairies et terres cultivées est forfaitaire, mais le MJ peut la faire varier. Les terres cultivées sont réparties entre céréales, autres cultures et jachères. J’ai considéré pour simplifier que les terres en jachères ne recevaient aucune culture, et une productivité équivalente à celle des céréales pour les autres cultures.
Les calculs sont effectués à partir de surfaces en acres et de prix en pièces d’argent. À certains moments, des conversions en hectares et en pièces d’or sont effectuées, notamment dans le tableau final qui donne les rendements et les coûts en pièces d’or, par hectare. Le taux de conversion est de 1 pièce d’or, pour 20 pièces d’argent. Le calcul en pièces d’argent assure la fluidité du système, mais introduit des biais.
Les calculs sont effectués sur la base d’une économie d’autoconsommation et de troc. Si le surplus de la production est vendu, le gain monétaire obtenu peut être compris entre le tiers de la valeur théorique et cette même valeur, en cas de vente directe à l’utilisateur final.
Les meneurs de jeu peuvent aisément modifier les paramètres. Ils ont été calculés pour assurer une rentabilité minimale, tout en laissant aux paysans de quoi vivre.
Pour ceux que les calculs compliqués fatiguent, il suffit de se référer aux conclusions. Celles-ci se présentent sous forme de tableaux.
Si les propriétaires du domaine détiennent les droits seigneuriaux, le MJ peut ajouter entre 1 et 2 PO par foyer au titre des taxes, amendes et droits divers.
Les résultats :
Ils tiennent en 6 pages Excel :
- Exploitation directe ;
- Exploitation directe, cultures industrielles,
- Petite ferme ;
- Grande exploitation ;
- Métairies ;
- Synthèse.
L’exploitation directe est celle par le propriétaire, l’exploitation industrielle suppose la substitution de cultures de rapport, vignes, draps, chevaux ou autres, à tout ou partie des cultures vivrières, la petite ferme est celle du petit exploitant, qui peut payer ses taxes et son loyer de 12 Pa par hectare, et faire vivre sa famille, tout juste. La grande exploitation directe a un rendement un peu supérieur à celle d’une exploitation plus petite, dans la mesure où des frais fixes sont répartis sur plus d’hectares. Pour les métairies, le propriétaire supporte en commun avec le métayer les frais d’exploitation, mais prend 40 % de la récolte brute.
Le rendement net à l’hectare est de 1, 30 PO pour une exploitation directe, de 2, 02 PO pour une exploitation industrielle, de 0,6 PO pour une petite ferme, de 1, 48 pour une grande exploitation, et de 0, 91 PO pour une métairie.
La tentation de convertir toutes ses terres en vue d’une exploitation de biens sur le marché. La difficulté est que l’exploitation ne nourrit plus ses salariés et leurs familles, ce qui suppose d’acheter la nourriture ailleurs. Il faut qu’elle soit disponible. Une telle transformation dépend des circonstances locales. Historiquement, elle a été constatée chaque fois que les conditions étaient favorables.
J’ai considéré pour des raisons de simplicité, que le rendement d’une exploitation employant serfs ou esclaves était équivalent à celui d’une exploitation directe.
Les grands domaines seigneuriaux combinaient différents modes d’exploitation. Il suffit de déterminer les surfaces affectées à chaque mode.
Un grand domaine seigneurial incluait des terres propriétés de tiers. Ceux-ci payent l’impôt de 5 % et contribuent par des taxes et/ou des corvées à l’entretien du domaine, en proportion de leurs terres.
Les hommes libres du domaine doivent en outre le service militaire à hauteur de 40 jours par an, dans le domaine ou sur sa périphérie. Au-delà, le service est payant. Le seigneur est responsable de la logistique. Il est possible de convertir le service en redevance, avec une réduction de moitié, ce qui permet au seigneur d’engager des professionnels.
Les tableaux permettent de calculer la main d’œuvre nécessaire, et le coût de l’investissement initial.
J’ai compté 1, 5 personne par foyer pouvant travailler, sur la base de 250 jours de travail par an et par personne.
Fin