Tyrannœil, baiser de la mort

Climat/Terrain
Tous (isolé)
Fréquence
Très rare
Organisation
Solitaire
Cycle actif
Tous
Régime
Carnivore
Intelligence
Moyenne à élevée (8-14)
Trésor
I, S, T
Alignement
Neutre mauvais

Nombre
1
Classe d'Armure
4/6/8
Déplacement
Vl 9 (B)
Dés de Vie
1d8 + 76 pv
TACO
11
Nb d'attaques
10
Dégâts/Attaque
1-8 chacune
Attaques spéciales
Absorption de sang
Défenses spéciales
Régénération
Résistance magique
Aucune
Taille
É (1,80 à 3,60 m de diamètre)
Moral
Fanatique (17)
Valeur en PX
8000

Le baiser de la mort, ou « saigneur », est un terrifiant prédateur qui hante les grottes et les ruines. Son corps sphérique ressemble à celui d’un tyrannœil classique, mais ses tentacules ne sont pas dotés d’yeux : au lieu de cel, ils permettent au monstre de sucer le sang de ses victimes. Les baisers de la mort préfèrent l’hémoglobine des humains et des chevaux, mais cela ne les empêche pas d’attaquer n’importe quelle créature chez qui il y a du sang à prendre. On appelait autrefois ces monstres les épouvantœils.

Le corps d’un baiser de la mort est dénué de bouche. Son œil central lui permet de bénéficier de l’infravision (portée 40 m), mais ne lui procure aucun pouvoir magique. Lorsqu’on l’aperçoit, il y a 90 % de chances qu’on le prenne pour un tyrannœil. Ses dix tentacules peuvent se rétracter presque totalement à l’intérieur de son corps tant qu’ils n’en ont pas besoin et font penser aux pédoncules du tyrannœil, mais ils jaillissent à la vitesse de l’éclair dès qu’il s’agit d’agresser une proie (ils ont une portée maximale de 6 m). Ils peuvent agir séparément ou de concert et attaquer un seul adversaire ou un groupe tout entier.

Le premier coup porté par un tentacule inflige 1-8 points de dégâts lorsque le barbillon qui le coiffe s’enfonce dans la chair de sa victime. Par la suite, le monstre boit le sang de ses proies au rythme de 2 pv par round et par tentacule accroché.

Tout comme le tyrannœil, le baiser de la mort a une classe d’armure variable. Dans un combat normal, utilisez la table suivante pour déterminer où porte chaque coup, mais il est possible que la situation exige quelques bouleversements (par exemple, si la créature attaque une proie à 6 m de distance à l’aide de l’un de ses tentacules, il est impossible de frapper son corps ou son œil central au corps à corps).

1d100LocalisationCAPoints de vie
01-75 Corps 4 77-84
76-85 Œil central 8 6
86-95 Tentacule 2 6
96-00 Bouche (sur tentacule) 4 Voir ci-dessous

Le fait de frapper une bouche du baiser de la mort ne lui inflige aucun dégât, mais « étourdit » le tentacule attaqué, qui se met à se contorsionner en tous sens (sans pouvoir attaquer) pendant 1-4 rounds. Le saigneur n’est en rien affecté par la destruction de son œil central (il continue à détecter ses proies grâce à son odorat et en percevant les vibrations qu’elles émettent).

Les tentacules ne peuvent être endommagés que par des armes tranchantes. Un appendice accroché peut être arraché sur un jet de barreaux & herses réussi, mais les chairs de la victime sont déchirées par le barbillon, ce qui lui inflige 1-6 points de dégâts.

Si un tentacule accroché est endommagé sans être détruit, il absorbe instantanément suffisamment de points de vie (en équivalent-sang) à sa victime pour revenir à son maximum, soit 6 pv. Cette succion réflexe se produit après chaque attaque, même si le tentacule venait à être touché plusieurs fois au cours d’un même round. Ce mode de guérison vampirique est toutefois limité à 2 fois par round et par tentacule ; de plus, il ne peut en aucun cas servir à soigner le corps central ou un autre appendice.

Un tentacule accroché continue à sucer le sang de sa victime même si le corps du baiser de la mort tombe à 0 pv, les appendices non accrochés étant, quant à eux, détruits en même temps que le corps. Le baiser de la mort est capable de rétracter ses tentacules accrochés, mais il ne le fait volontairement que lorsque son corps tombe à 5 pv ou, moins ou que sa victime est morte.

Le sang bu par le monstre lui sert à fabriquer de l’énergie électrique, à raison d’une charge par point de vie absorbé. Le baiser de la mort utilise cette énergie pour se soigner et se déplacer. Il dépense une charge tous les deux tours de mouvement, ce qui explique qu’il soit toujours à la recherche de nouvelles proies. Au prix d’une autre charge, il peut également soigner son corps, son œil central et ses dix tentacules de 1 pv chacun (soit un total de 12 pv). Il peut employer une charge pour se guérir un round sur deux, sans que cela influe sur son déplacement ou ses attaques.

Chaque tentacule peut stocker jusqu’à 24 charges et le corps 50 de plus. Chaque tentacule tranché a 70 % de chances de libérer aussitôt les charges qu’il n’a pas pu dépenser. Quiconque est en contact avec l’appendice à cet instant reçoit alors une décharge électrique infligeant 1 point de dégât par charge restante.

Enfin, les saigneurs peuvent, s’ils le désirent, percuter leurs adversaires de plein fouet. Cette attaque inflige 1-8 points de dégâts.

Un baiser de la mort peut choisir de « couper le courant », auquel cas il reste totalement immobile et insensible, par terre, ce qui lui permet de survivre pendant très longtemps. Mais pour sortir de cet état d’hibernation, il a besoin d’une décharge électrique, d’une chaleur considérable, ou d’un choc causé par un coup, une chute ou encore une attaque magique (chacun de ces derniers stimuli doit cependant infliger un minimum de 5 points de dégâts pour qu’il se réveille). Bien souvent, les aventuriers qui croisent un baiser de la mort dans cet état ne se font pas prier pour provoquer le stimulus nécessaire, croyant que le monstre ne peut pas réagir à leurs attaques.

Les épouvantœils sont des chasseurs solitaires à la paranoïa et à l’ego tout aussi développé que ceux de leurs cousins les tyrannœils. Lorsqu’ils se rencontrent entre eux, ils s’affrontent souvent jusqu’à la mort, le perdant recevant alors l’insigne honneur de servir d’incubateur aux œufs de son vainqueur. Moins d’une journée plus tard, 1-4 petits sortent de la dépouille. Chacun a la moitié des points de vie de son géniteur et devient adulte en un mois.

Un organe situé dans la partie supérieure du corps du saigneur peut servir à concocter des potions et des encres pour des sorts en rapport avec la lévitation (il est possible de le vendre de la même manière que les yeux de tyrannœil). De plus, un des centres nerveux de la créature (à moins qu’il ne s’agisse d’une partie de son cerveau) se rigidifie après sa mort pour donner une pierre précieuse rouge à facette étonnamment molle. Ces « yeux de sang » se vendent généralement 70 po pièce. Ce sont des décorations assez prisées, car ils luisent de plus en plus fort lorsque l’émotion de leur possesseur augmente.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux

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