Sylvanien

Climat/Terrain
Forêt
Fréquence
Rare
Organisation
Bosquet
Cycle actif
Tous
Régime
Photosynthèse
Intelligence
Haute (11-12)
Trésor
Qx5, X
Alignement
Chaotique bon

Nombre
1-20
Classe d'Armure
Déplacement
12
Dés de Vie
7-12
TACO
7-8 DV : 139-10 DV : 1111-12 DV : 9
Nb d'attaques
2
Dégâts/Attaque
Variable
Attaques spéciales
Voir ci-dessous
Défenses spéciales
Jamais surpris
Résistance magique
Aucune
Taille
E (3,90 m à 5,40 m de haut)
Moral
Champion (15-16)
Valeur en PX
2000 (+1000 par DV au-dessus de 7)

Les sylvaniens sont des créatures étranges combinant les traits des humains et des arbres. De nature paisible, ils peuvent délivrer de prodigieux dégâts lorsqu’on les met en colère. Ils détestent les êtres maléfiques et ceux qui utilisent le feu sans savoir le contrôler.

Il est quasiment impossible de les différencier des arbres normaux. Leur peau épaisse ressemble à s’y méprendre à de l’écorce brune. Leurs bras sont noueux comme des branches et leurs jambes sont semblables aux racines externes d’un arbre. De petites branches poussent juste au-dessus de leurs yeux, et les larges feuilles qui en pendent leur permettent de masquer leurs traits. Leurs feuilles changent de couleur en hiver, mais il est rare qu’elles tombent. Ces monstres très intelligents parlent souvent un grand nombre de dialectes en plus de leur langue maternelle : l’elfe, le nain, le commun et ont quelques notions de la plupart des autres langues humanoïdes (au moins assez pour dire « Fichez le camp de mes arbres ! »).

COMBAT : les compétences martiales du sylvanien varient en fonction de sa taille. Les jeunes sylvaniens (3,90 m ou 4,20 m) ont 7 ou 8 DV et infligent 2d8 points de dégâts par coup de branche. Ceux d’âge mûr (4,50 m ou 4,80 m) ont 9 ou 10 DV et leurs attaques délivrent chacune 3d6 points de dégâts. Quant aux plus vieux (5,10 m ou 5,40 m), ils ont 11 ou 12 DV et infligent 4d6 points de dégâts par coup de branche.

Leur écorce extrêmement dure leur confère une formidable CA contre la plupart des attaques, le feu constituant la seule exception à cette règle. Toutes les attaques à base de feu bénéficient ainsi d’un bonus de +4 (si besoin est) pour toucher le sylvanien, et les dégâts subis sont augmentés de 1 point par dé. Dans le même temps, la créature voit son jet de sauvegarde pénalisé de -4. Cette grande vulnérabilité au feu s’étend également aux arbres contrôlés par le sylvanien.

Car ces êtres ont la faculté d’animer les arbres normaux (jusqu’à un maximum de 2 arbres chacun). Un arbre a besoin de 1 round pour se déraciner, puis il se meut avec une VD de 3 et se bat comme un sylvanien âgé (12 DV, 2 attaques infligeant 4d6 points de dégâts chacune). Le sylvanien doit se trouver à moins de 60 m de l’arbre qu’il cherche à animer, ce dernier redevenant aussitôt un végétal normal si le sylvanien s’éloigne trop ou s’il est mis hors de combat.

Quelle que soit leur taille, les sylvaniens (et les arbres qu’ils animent) sont capables d’infliger des dégâts structurels lorsqu’ils s’en prennent à des murs ou à des remparts.

HABITAT/SOCIÉTÉ : les sylvaniens constituent de petites communautés qui d’installent le plus souvent au coeur des forêts de vieux chênes, acajous, érables, etc. Ils se montrent rarement car ils préfèrent ne pas avoir de rapports avec les formes de vie éphémères (toutes celles dont l’espérance de vie n’atteint pas les 500 ans). Humains et demi-humains n’ont qu’une chance infime de remarquer un sylvanien tentant de se fondre dans le paysage, tandis que les rôdeurs sont nettement plus aptes à ce jeu (10% de chances par niveau).

Les sylvaniens ne tolèrent pas le mal, surtout lorsqu’il va de pair avec le feu et la destruction aveugle des arbres. Ils détestent les orques et les gobelins et se méfient d’emblée de quiconque est muni d’une hache.

Les richesses matérielles ne leur sont d’aucune utilité, et ils les cachent bien souvent là où personne ne les trouvera, comme sous un rocher de belle taille. Il est possible de convaincre un sylvanien de faire don de son trésor, mais seulement si sa générosité peut grandement faire avancer la cause du bien.

ÉCOLOGIE : comme tous les arbres, les sylvaniens se nourrissent par photosynthèse. Il leur arrive souvent de dormir pendant de longues périodes (pouvant aller de quelques jours à plusieurs années) au cours desquelles il se nourrissent en absorbant l’eau et les minéraux contenus dans le sol par le biais de petites racines servant spécifiquement à remplir cette fonction. Ils se reproduisent en bourgeonnant au niveau des racines, et la femelle protège les pousses nouvellement formées jusqu’à ce qu’elles aient atteint une taille suffisante pour survivre toutes seules.

Personne ne sait quelle est la durée de vie exacte d’un sylvanien, mais elle se calcule en millénaires. Ces êtres deviennent de plus en plus lents et de moins en moins agiles au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Ils passent toujours plus de temps à dormir et s’intéressent davantage au monde d’autrefois qu’à celui d’aujourd’hui. Et puis, un beau jour, ils finissent par ne plus se réveiller du tout. Ils s’enracinent alors fermement dans le sol et vivent le reste de leur existence comme des arbres normaux.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux

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